2018-11 Le Whitney Museum rend hommage à Andy Warhol

Le maître du pop art rejoint son berceau, New York. La retrospective « Andy Warhol From A to B and Back Again » sera présentée du lundi 12 novembre au 31 mars 2019 au Whitney Museum of American Art.

Cette première grande rétrospective de sa carrière dans une institution américaine a des allures de retour aux sources car c’est dans la Grosse Pomme qu’Andy Warhol a exposé pour la première fois en 1962.

De ses tableaux pop art peints à la main comme « Superman » en passant par ses célèbres portraits tels que « Most Wanted Man », plus de 300 de ses œuvres sont exposées en ordre chronologique.

Lieu : Whitney Museum of American Art

Adresse : 99 Gansevoort Street New York, NY 10014

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2018-11 Histoire des modes et du vêtement

La mode comme on ne vous l’a jamais racontée, ou plutôt les modes. Le pluriel est important dans le titre de cet ouvrage ambitieux qui repose sur une démarche radicalement neuve, ouverte et transversale. 500 pages, 400 images, une cinquantaine de focus aux angles originaux et surprenants rythmant les 7 chapitres chronologiques, ce livre au design somptueux est destiné à un large public : étudiants, enseignants, professionnels ou passionnés de la mode.

En choisissant d’élargir leur focale au contexte historique, sociologique et économique, Denis Bruna et Chloé Demey, avec leur équipe de jeunes chercheurs, racontent une toute nouvelle histoire des modes où les usages, les modes de vie, les matériaux, les savoir-faire jettent un éclairage passionnant au-delà de l’histoire de l’art.

Ils ne se limitent pas aux vêtements des élites et confrontent les habits de cour ou de la bourgeoisie à ceux du peuple, de même qu’ils ne s’intéressent pas uniquement à la mode des podiums mais à celle de la rue. Ils se font aussi l’écho des anti-modes et des mouvements marginaux, du Moyen Âge à nos jours.

Il s’agit d’une histoire sur la longue durée, de 1330 aux années 2000…

D’autres ouvrages à parcourir et à lire…

Maquettes de costume de scène dessinées par Christian Lacroix : Instrument de recherche des maquettes de costumes de scène et esquisses préparatoires pour une trentaine de représentations scéniques, dessinées entre 1986 et 2009 par Christian Lacroix et conservées au CNCS de Moulins.

Histoire de la mode et du vêtement Programme réalisé (2011-2017) : L’intérêt pour le vêtement n’a cessé de croître en anthropologie, sociologie, sémiologie et psychanalyse, depuis les perspectives méthodologiques ouvertes par Roland Barthes, qui y voit un langage, « à la fois système et histoire, acte individuel et institution collective », jusqu’aux journées Vêtement et sociétés du musée de l’Homme en 1981 et 1983.

Dame Tafel

Le vêtement au Moyen Âge : de l’atelier à la garde-robe : Le vêtement dans la société médiévale est un bien coûteux. La qualité des étoffes de laine ou de soie est ce qui garantit, en premier lieu, la tenue et la beauté d’un habit. Les grandes foires sont des relais entre les centres de production d’étoffes et les détaillants présents dans chaque ville. Chacun, selon ses moyens, son état et ses envies, fait appel aux drapiers pour lui fournir des étoffes de laine, dont les plus onéreuses viennent de Flandre, et aux merciers et marchands de soie, qui lui propose des soieries communes de premier prix ou des tissages complexes mettant à profit les nouvelles techniques.

(c) fineanddandy.centerblog.net

Le vêtement est un identifiant fort. Chacun s’habille selon son sexe, son âge, son rang et son rôle dans la société. Il différencie un groupe d’un autre, mais il peut également isoler un individu du groupe qui l’entoure.

Déjà au Moyen Âge, les auteurs de récits et les artistes revêtent leur héros de vêtements allégoriques chargés de sens. De nombreux archétypes, comme celui de l’apparence de la sorcière, alimentent donc l’imaginaire collectif médiéval. Plus près de nous au XIXe siècle, alors que l’art troubadour s’empare d’un Moyen Âge rêvé, les motifs des étoffes médiévales sont des sources d’inspiration pour l’industrie de la soie.

peinture de Simone Martini, faite en 1312 (www.flute-a-bec.com)

Source :  fnac.com

Permalien : https://wp.me/p5riis-Kl

2018-09 Giacometti : Entre tradition et avant-garde

À la rentrée 2018, l’artiste suisse Alberto Giacometti est à l’honneur au Musée Maillol. Cette exposition réalisée en collaboration avec la Fondation Giacometti, Paris propose une relecture de son œuvre en dialogue avec les grands sculpteurs classiques et les modernes de son époque.

L’exposition présente plus de 50 sculptures de l’artiste, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, mises en regard avec près de 25 œuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi Brancusi, Laurens, Lipchitz, Zadkine, Csaky ou encore Richier.

du 14 sept. au 20 jan. 2019

Giacometti : Entre tradition et avant-garde

Musée Maillol
61 rue de Grenelle
75007 Paris

museemaillol.com

Source: galeriedefrancony.com

 

2018-02 L’art peut-il sauver la planète ?

[02-02-2018] Fourrure, céramique, terre crue… c’est dans les matières naturelles que les artistes Karine Bonneval et Julie C. Fortier puisent leurs recherches. L’exposition Comme un frisson assoupi, hébergée au Micro Onde, à Vélizy-Villacoublay,  propose une plongée dans leurs environnements respectifs, à la recherche d’émotions primaires, de réminiscences sensuelles et d’interrogations scientifiques.

Nathalie Desmet : L’art en lui-même est un moyen de créer de nouvelles façons d’envisager les relations entre l’humain et les autres vivants. L’émerveillement que beaucoup de jeunes artistes manifestent aujourd’hui à l’égard des phénomènes naturels est déjà fondamental. Créer une attention est un premier pas vers la prise de conscience.

En 1999, Amy Lipton et Sue Spaid ont inventé le terme « écovention », entre écologie et intervention, qui décrit la tendance de beaucoup d’artistes soucieux de l’environnement à réaliser des projets locaux, souvent dans l’idée d’avoir un impact positif et d’inverser les dommages écologiques. Parfois, l’activité de terrain est même plus importante que le résultat artistique, comme pour le groupe danois Superflex qui a développé des unités de biogaz en Afrique, permettant à des familles d’acquérir une autonomie pour cuisiner et s’éclairer.

Il existe des actions de proximité, plus subtiles, et qui peuvent être tout aussi efficaces…

Pour plus d’informations, cliquez ici

Source : linfodurable.fr

 

2018-11 Les arts et la Grande Guerre

Un dossier pédagogique, élaboré par le Réseau Canope, est mis à disposition des enseignants dans le cadre des programmes scolaires français : Histoire, Arts – 3e, 1re  {Équivalence canadienne : Secondaire, 2e cycle].

La Première Guerre mondiale modifie profondément le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers délaissant petit à petit une forme d’exaltation pour une dénonciation de la violence et de la barbarie.

Une page intéressante et riche d’informations. Les auteurs répertorient les différents formes d’art qui ont évoqué (croqué) cette période, pendant et après  le conflit. Exemples, illustrations et témoignages jalonnent l’écrit. En évoquant les « artistes », on citera :

Chacun, à sa manière, tente de représenter l’indicible brutalité des combats, la douleur des femmes et des enfants livrés à eux-mêmes, la peur face à la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face à cette guerre moderne et totale. exhaustif qui balaye l’ensemble des arts.

Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – Éditeur : Casterman

Les Formes d’Arts :

  • les Témoignages et récits autobiographiques,
  • la Poésie (Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre, 1918),
  • le Théâtre,
  • les Romans,
  • les Bandes dessinées (Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – un hommage à son grand-père)

 

En retraçant la vie des artistes peintres… [Peintures/dessins]

La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant créatif (fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction). Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent à la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissé un croquis de la guerre, est blessé en 1915 ; Derain, qui passe les quatre années de la guerre dans l’artillerie, remplace à cette occasion la peinture par la photographie. Léger échappe de justesse à Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employés au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de débats artistiques.

Et de poursuivre :

  • les Affiches de propagande,
  • les Peintures/dessins,
  • le Cinéma [Malins, McDowell, La Bataille de la Somme (The Battle of the Somme), réalisé à la demande du gouvernement britannique, sort en salles à Londres en 1916] [Charlie Chaplin qui réalise en 1918 le film The Bond ; Abel Gance, J’accuse, 1919],
  • la Musique et les chansons

On citera :

  • Claude Debussy, « Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon ».  En février 1917, Debussy compose cette courte pièce, aux accents de désespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire.
  • Gustav Holst, Les planètes, Mars, celui qui annonce la guerre, composée en 1914, créée en 1918.
  • La Chanson de Craonne, 1915. Cette chanson contestataire fut censurée par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes.

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu à toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Verdun, au fort de Vaux
Qu’on a risqué sa peau […]

Flambeau, chien de guerre – texte et illustrations de Benjamin Rabier

Les Affiches de propagande [Album Flambeau. Chien de guerre, à consulter sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France] sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique : elles incitent à s’engager et surtout, à

Affiches de propagande de la Première Guerre mondiale

participer financièrement à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État.

Elles jouent aussi sur les peurs à travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle une affiche allemande qui représente un soldat français aux doigts crochus cherchant à s’emparer de l’Alsace.

 

 

 

Source : dossier « les Arts et la Grande Guerre »


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La Maison des Peintres, pour promouvoir et développer la pratique des arts