Archives du mot-clé expressionnisme

Gabriele Münter, peintre avant-gardiste

(en haut) jawlensky and werefkin – 1908
(en bas) landschaft am meer – 1919
(à droite) anna roslund (1891-1941) – 1917

Gabriele Münter (1877-1962) est une peintre allemande du mouvement expressionniste.

Elle est l’une des représentantes majeures de l’avant-garde munichoise du début du XXe siècle en tant que membre du mouvement artistique Der blaue Reiter (mouvement du Cavalier bleu).

@wiki – 1900

Gabriele s’intéresse très tôt à l’art et suit des cours particuliers de dessin avant de fréquenter l’École d’art pour femmes de Düsseldorf à partir de 1897, son sexe lui interdisant d’entrer dans une académie des beaux-arts. Après un voyage de deux ans aux États-Unis, Münter déménage à Munich en 1901. Ne pouvant toujours pas entrer à l’académie des Beaux-Arts, elle fréquente une école de peinture pour femmes, tout en se rendant aux cours de peinture de l’école de Vassily Kandinsky, la Phalange.

Sa technique : Dans les nombreux paysages qu’elle réalise de Murnau et de ses environs, la peintre délaisse touche et couleurs impressionnistes pour des compositions synthétiques, traitées en larges à-plats de couleurs franches. Les contours sont simples, les formes vont à l’essentiel, souvent marquées par des cernes noirs, hérités du cloisonnisme de Paul Gauguin que A. Jawlensky a fait connaître à ses compagnons (Landschaft mit Weisser Mauer [« paysage au mur blanc »], Karl Ernst Osthaus-Museum, Hagen, 1910).

Mots-clés (artistes-clés) : expressionnisme, Kandinski, Macke, Franz Marc, Heinrich Campendonk, Paul Gauguin, fauvisme, Matisse, Paul Klee, Maison des Arts de Munich, Karl Ernst

Autres sources biblio : Wikipédia ; Wikiart ; Aware Women ; Les 80 meilleures images de Gabriele Münter ; Gabriele Münter, pionnière de l’art moderne en Allemagne ; Vassily Kandinsky & Gabriele Münter, passion et révolution ; Guggenheim Museum

Page publiée en novembre 2020 – mise à jour en avril 2022

L’expressionnisme de Gottlieb

Adolph Gottlieb – ‘Burst’ (1973)

« Pour moi, certaines prétendues abstractions n’ont rien à voir avec l’abstraction. Au contraire, il s’agit du réalisme de notre temps. »

Adolph Gottlieb (1903-1974) est un peintre et sculpteur américain, membre fondateur du groupe The Ten créé en 1935 (1). Il étudie les beaux arts à la Parsons The New School for Design de New York. Ses peintures s’inspirent du primitivisme et de symboles mythologiques.

Il fait partie du mouvement expressionniste abstrait. Il sera fortement influencé par la peinture de Cézanne, de Matisse et de Fernand Léger lors de ses études à Paris.


Une rétrospective de ses œuvres eut lieu à Munich, en 2014. Adolph Gottlieb: A New Selection, American Contemporary Art Gallery, Munich

Plus récemment, quelques unes de ses œuvres ont été exposées à Toronto (Canada) dans la galerie Caviar20 du 20 janvier au 19 février 2022.

(1) Mark Rothko et Lou Schanker parmi ses membres

Sources : Wikipedia; Artnet;

La peinture abstraite de Milton Clark Avery

Milton Clark Avery (1885-1965) est un artiste peintre américain. Il est reconnu pour ses figures, portraits, animaux, intérieurs, paysages. Figuratif intimiste, puis à tendance abstraite, il utilise la peinture à la gouache, l’aquarelle et le dessin.

L’art de Milton Avery rejoint ainsi, peu à peu l’abstraction expressionniste de Rothko et de Adolph Gottlieb. Ensemble, ils ont participé à de longues conversations hebdomadaires qui ont facilité la naissance de la peinture abstraite américaine d’après guerre et plus particulièrement de l’école dite de New York.

Biblio : Wikipedia; Artnet; WikiArt ;

Expressionismus Schweiz

Le Kunst Museum de Winterthour présente « Expressionismus Schweiz » du 10 juillet 2021 au 16 janvier 2022.

Kunst Museum, Reinhart am Stadtgarten, 6, Stadthausstrasse, Winterthour. Tél. 052 267 51 72, site www.kmw.ch

Le musée accueille 120 oeuvres non seulement alémaniques, mais romandes et tessinoises. On y (re)découvrira celles et ceux que le Neue Zürcher Zeitung (en 1908) désignera sous l’appellation « les enfants de Van Gogh« . Sont exposés Kirchner, Albert Müller, Hermann Scherer ou Marianne von Werfekin.

Dans les années 1900, le mouvement de l’expressionnisme [Nouvel expressionnisme, Futurisme, Cubisme] s’étendait autant en Suisse qu’en Allemagne (Dresde, Munich). Les tendances se révèlent multiformes, avec des éclats colorés, un mépris du beau dessin, le goût du primitivisme et des positions très anti-gouvernementales. On y ajoutera les influences venues d’ailleurs. Les «fauves» français ne restent pas toujours bien loin. Les dissidents suisses non plus. Cuno Amiet, dont l’exposition présente la célèbre «Colline jaune»» de 1903 (une rupture avec l’influence de Hodler) s’est ainsi vu invité par les membres de «Die Brücke» a exposer avec eux dès 1905.

La colline jaune de Cuno Amiet, 1903

Géographiquement, les choses n’apparaissent pas simples non plus. Apparemment la Suisse romande reste exclue du propos. Trop francophile. Toutefois l’exposition présente Alice Bailly, Gustave Buchet. Il y a donc ici dans un étage séparé une section suisse française et une autre tessinoise, le canton italophone formant avant tout une terre d’accueil pour des immigrés de l’intérieur et de l’extérieur.

La Suisse neutre voit affluer les créateurs dès la déclaration de la guerre de 1914. L’arrivée en 1917 d’Ernst Ludwig Kirchner à Davos va ainsi créer un impact durable. L’Allemand s’installe pour vingt-et-un ans aux Grisons. Il influence ainsi grandement les artistes du groupe «Rot/Blau» de Bâle. Morts très jeunes, Hermann Scherer et Albert Müller deviennent ses disciples tout en gardant chacun leur personnalité.

A titre remarquable, l’exposition présente les œuvres d’Alexej von Jawlenski, installé à Saint-Prex dès 1915, ainsi que celles de sa compagne Marianne von Werefkin qui marquera bientôt le paysage culturel tessinois jusqu’à sa mort.

L’exposition présente également Eduard Gubler, Andrea Lutz et David Schmidhauser, le Roumain Arthur Segal ou l’Américain Gordon McCouch, Johannes Robert Schürch, Rita Jarett.
On y verra le tableau polémique « Révolution » d’Otto Baumberger, peint en 1917 en écho aux événements russes.

(de g à d) Le ‘Saint Sébastien‘ d’Eduard Gubler – – ‘Atmosphère tragique‘, 1910, de Marianne_von_Werefkin – – ‘Révolution‘ d’Otto Baumberger, 1917 – – Un paysage de Kirchner, datant de 1924