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[Street Art] STOM 500, 3ème artiste en résidence sur Le M.U.R. (Dijon)

Du 9 au 12 janvier, l’artiste Stom 500 a proposé  une création inédite sur le M.U.R.

Stom 500 attribue à ses créations une simple vocation humoristique, et qualifie sa démarche, cette idée d’imbriquer différentes choses entre elles, de « philosophie du Lego ».

Dijon : Le M.U.R est un musée en plein air, une galerie ouverte à tous qui se métamorphose directement sous les yeux des passants. Ce projet audacieux se cristallise sous l’appellation du M.U.R (pour Modulable, Urbain, Réactif) et est représenté par un support situé au carrefour de la rue Jean-Jacques Rousseau et de la rue d’Assas.
Tous les trois mois, un artiste invité prend possession de cette surface d’exposition afin d’y réaliser une œuvre éphémère et inédite, une création réalisée en toute liberté qui est le fruit de techniques artistiques variées.

Cultivant un univers délirant et plein d’humour nourri par l’énergie euphorique des cartoons, ce virtuose autodidacte, originaire d’un village à côté de l’helvète commune de Bâle, multiplie les talents. Graphiste de formation, illustrateur de vocation et graffeur de renom depuis cinq ans, Stom500 est, comme il se définit lui-même avec amusement, un véritable « couteau suisse ». Spray, posca, acrylique…


Sources : Echo des CommunesPatchwork des œuvres de STOM 500 ; ExpositionsLe MUR Nancy (création 2016) …


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2018-11 L’art urbain, de la subversion à la subvention

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles connaît depuis des années une vague d’interventions artistiques en marge des institutions habituellement en charge de la gestion de la culture dans l’espace public. Du street art aux arts performatifs (1), un large éventail de pratiques créatives ponctue désormais l’espace et le temps des usagers de la ville.

 

Avec l’art urbain apparaît une nouvelle valeur : l’identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d’une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l’on critique tel graffiti comme étant laid ou impertinent, alors qu’il affirme l’identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque  contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute objection une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance inconditionnelle de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée ab ovo comme atteinte à une identité présupposée légitime.

Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité – de fait réprimées régulièrement par la police et occasionnellement condamnées par la justice dans le cas des graffitis–, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance de la part du public, puis de la part des institutions – monde de l’art pour commencer, autorités publiques pour suivre, marché privé enfin.

Œuvre de Bonom et Lork, à la gare d’Etterbeek

Pendant plusieurs années, Bonom [Vincent Glowinski] a investi l’espace public bruxellois sur de larges pans de murs, devenus supports d’un bestiaire imaginaire peuplé de squelettes d’espèces animales préhistoriques, de divers mammifères, d’insectes ou de créatures marines. (voir vidéo).

Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?  La question des « street art tours » témoigne de l’ambiguïté de la situation. L’émergence de « visites guidées » des graffitis et œuvres de street art bruxellois – comme dans d’autres villes – est d’abord le fait d’amateurs éclairés, quand ce ne sont pas des graffeurs eux-mêmes. Cf vidéo « Le bus du Parcours Street Art« .

L’art urbain d’aujourd’hui, même s’il développe d’autres formes, se trouve aux prises avec les mêmes défis de résistance au système (animée par une volonté de contestation), d’infiltration du système (conduite par une stratégie de visibilité), ou de complaisance envers le système (poussée par un désir de reconnaissance).

Source :  theconversation.com

Autres documents

(1) Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un artiste, face à un public. L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par Wikipédia


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2018-08 Des dessins sur le sable vus du ciel !

Le « beach art » (littéralement « art sur la plage ») désigne cette forme d’art peu connu qui consiste à tracer des motifs et des dessins sur le sable

Cet art éphémère et spectaculaire est encore plus beau vu du ciel. De nombreux adeptes de cet art pictural, dont la toile est à même le sol, nous font rêver grâce à des formes modernes et originales et à des dessins poétiques. Ces dessins géométriques, qui ressemblent parfois à des mandalas, rappellent les « crop circle », ces fameux cercles mystérieux qui apparaissent dans des champs et que l’on ne peut apercevoir que vus du ciel.

Le Néo-Zélandais Jamie Harkins réalise des dessins sur sable extrêmement originaux, car il faut les voir d’un certain angle pour qu’ils apparaissent en 3D ! Ce jeu de perspective est d’autant plus impressionnant quand on pense à la rigueur que ces dessins nécessitent pour qu’on puisse les admirer.

Beach art en 3D par Jamie Harkins

Source :  arts-in-the-city.com


Biblio : le travail de JBen


Le beach art est un art éphémère, qui consiste à dessiner sur le sable mouillé à marée basse. Il peut être pratiqué sur de petites ou grandes surfaces. Les plages offrent souvent un bel espace, j’ai donc opté pour la deuxième option.

Il est possible de dessiner sur la plage avec ce que l’on a sous la main, notamment les bouts de bois qui peuvent parfois border la plage. Toutefois, l’outils le plus approprié car il permet en autre de faire du remplissage est le râteau.

Un art assez rudimentaire donc, dérivé du land art, où l’on côtoie la nature, jouant avec les éléments. Une nouvelle toile chaque jour avec laquelle l’artiste fait corps pour faire pétiller les yeux des promeneurs.