Archives pour la catégorie Portraits d’artistes

2019-02 Transmettre la passion de la calligraphie chinoise

Truong Chanh Trung enseigne la calligraphie chinoise Photo Radio-Canada – Nicole Germain

Maître dans l’art de peindre à l’encre de Chine, l’artiste Truong Chanh Trung partage son amour de la calligraphie dans ses cours offerts depuis plus de 20 ans à l’Université du 3e âge de l’Université Laval.

L’artiste chinois âgé de 76 ans, qui réside à Québec depuis de nombreuses années, enseigne cette technique millénaire apprise lorsqu’il vivait au Vietnam.

C’est l’envie de connecter avec les gens et la culture de son pays d’accueil qui l’a poussé à offrir des ateliers de calligraphie.

« C’est une passion. Je voulais comprendre, connaître la culture occidentale et je me suis dit : « je sais comment écrire, contrôler le pinceau pour structurer l’écriture, alors pourquoi je ne le partagerais pas avec tout le monde? », évoque-t-il.

Source :  Radio-Canadavidéo ;

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[Art et Images] Sherry Akrami

 

untitled by sherry akrami

 

Sherry Akrami est un artiste iranien né à Bangkok en Thaïlande en 1975. Elle a passé 5 ans de son enfance à Madrid, en Espagne, et a ensuite déménagé à Téhéran, en Iran, où elle réside actuellement. Elle détient un baccalauréat en photographie et une maîtrise en animation de l’Université d’art de Téhéran. Après avoir terminé ses études universitaires, elle travaille principalement comme animatrice (2D et 3D) produisant des animations pour la télévision ainsi que des courts métrages animés pour le cinéma. Dans le même temps, elle a également participé activement à la photographie.

Son compte Facebook ;  sa photothèque

Source : artsper

2019-01 Être artiste à Mossoul (Irak)

Après avoir maintenu l’art en vie sous Daech au péril de leurs vies, les artistes de Mossoul profitent aujourd’hui d’une nouvelle tribune grâce à une émission de télévision animée par un jeune peintre irakien, Abdulrahman Al Dulaimi.

Mossoul, capitale de Daech en Irak

Pendant plus de deux ans, Qais Ibrahim Mustafa âgé d’une soixantaine d’années et sculpteur depuis 1974, fut contraint de vivre sous l’occupation de Daech. Malgré les risques d’exécutions sommaires proférées par les djihadistes à l’encontre des artistes, Qais s’est évertué à créer.

Aux côtés de son fils, Qais Ibrahim Mustafa a réalisé des dizaines de sculptures dans le sous-sol de la maison, jusqu’à la libération par l’armée irakienne fin 2016. Afin de ne pas attirer l’attention des djihadistes qui patrouillaient dans les rues de la Mossoul jour et nuit, chaque coup de maillet était asséné avec délicatesse alors que le reste de la famille vivait au premier étage.

La télévision, porte-voix de l’art irakien

Abdulrahman Al Dulaimi, 23 ans, se veut le porte-voix d’un art irakien encore en deuil. Depuis janvier 2018, poètes, écrivains, peintres, sculpteurs et chanteurs se pressent dans le studio d’Ebdaa was Hekaya pour confier leur rêve d’un autre Irak où culture rimerait avec respect des traditions. Le programme est un réel succès et sensibilise l’audience mossouliotte aux valeurs humanistes portées par le secteur culturel.

Sortir de l’ombre après Daech

Après la diffusion du premier épisode, des centaines d’Irakiens ont exprimé leur joie de voir une initiative de ce type émerger si rapidement.“Cette émission est un outil puissant pour présenter la créativité de nos artistes au monde entier”, énonce Abdulrahman Al Dulaimi.

« Quand Daech a envahi Mossoul, j’ai caché mes toiles sous mon matelas », confie Natiq Azizz, artiste irakien

 

 

Enthousiaste de nature, le sculpteur Qais se sent investi d’une mission d’intérêt général et entend raviver la culture après Daech. Fin 2017, alors qu’il veut envoyer un message fort et placer un monument artistique aux allures féminines aux portes de la vieille ville, c’est le gouverneur de Mossoul en personne qui l’en empêche prétextant qu’une statue de cette nature pouvait heurter des citoyens souvent conservateurs.

L’influence de Daech est toujours bien présente en Irak”, conclut Qais


Source :  TV5 Monde

2019-01 Francis Essoua Kalu (Enfant Précoce)… Exposez-moi !

L’artiste camerounais Francis Essoua Kalu (Enfant Précoce) décide de se créer des opportunités en « exposant » à ciel ouvert et en se déplaçant avec ses toiles. Refusé par les galeristes, sa stratégie finit par lui ouvrir les portes du monde du marché de l’art.

Le moins que l’on puisse dire c’est que “l’enfant précoce” n’y va pas par quatre chemins pour se démarquer. Sa stratégie est de s’installer devant des musées contemporains parisiens, tels que le Palais de Tokyo ou le Centre Pompidou par exemple. Chaque jour, il se déplace et change de lieu pour maximiser ses chances de percer et accroître sa visibilité auprès d’une cible potentiellement intéressée.

Francis Essoua Kalu a été sélectionné en 2018 pour exposer à la Biennale de Dakar.

voir la vidéo  et l’article publié par Creapills

Mieux connaitre l’artiste via son compte Twitter

2019-01 Jean-Michel Basquiat, l’enfant radieux aux pieds nus

« Inscrite dans le XXe siècle finissant, l’œuvre de Basquiat ne cesse d’affirmer son caractère précurseur pour le XXIe siècle. Répétition, collage, inscription fonctionnant en réseaux, font de lui une figure annonciatrice de l’ère d’Internet telle que nous la connaissons aujourd’hui. Lorsqu’il disparaît en 1988, la révolution numérique commence à se propager. Elle fait écho à l’accélération des échanges culturels planétaires à travers la globalisation, la mondialisation ou la « mondialité » pour reprendre le terme d’Édouard Glissant [grand écrivain martiniquais (1928-2011)]. » (Suzanne Pagé, 2018, notice de l’exposition).

Né le 22 décembre 1960 à New York dans une famille de classe moyenne dont la mère est d’origine portoricaine et le père d’origine haïtienne, ce qui explique un nom très francophone (l’artiste parlait d’ailleurs couramment les trois langues, l’anglais, l’espagnol et le français). Enfant, il fut sensibilisé à l’art, visitant notamment (et souvent) le MoMA (le très célèbre Musée d’art moderne de New York). Son univers d’enfant fut la boxe, le jazz et l’art. Les parents divorcés, il a vécu deux ans à Porto Rico pendant son adolescence puis retourna à New York.

« Je ne suis pas un artiste noir. Je suis un artiste. »

En 1980, Jean-Michel Basquiat rencontra Andy Warhol (1928-1987) avec qui il a eu plus tard (1982-1985) une collaboration très fructueuse à laquelle une salle entière de l’exposition de la Fondation Louis Vuitton a été consacrée. Les deux artistes sont devenus rapidement de bons amis. Andy Warhol fut cependant critiqué pour avoir voulu « exploiter » son ami : « C’est moi qui ai aidé Andy Warhol à peindre ! Cela faisait vingt ans qu’il n’avait pas touché un pinceau. Grâce à notre collaboration, il a pu retrouver sa relation à la peinture. (…) La production de peintures collectives nous a permis d’affirmer notre identité, chacun donnant à, prenant de, affectant l’autre. » (Jean-Michel Basquiat).

Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans, il y a trente ans, le 2 août 1988, à New York, d’une overdose de cocaïne et d’héroïne.


Sources :  agoravoxwikipédiabeaux-arts ; le site institutionnel

Les photographies des œuvres de Jean-Michel Basquiat, sauf la première et la dernière, sont issues du site www.fondationlouisvuitton.fr


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