Archives pour la catégorie Social, solidaire et collaboratif

2018-11 La Réserve des Arts donne une seconde vie aux déchets de la culture

… initiative sociétale remarquable à destination des acteurs culturels et des artistes.

C’est la caverne d’Alibaba des professionnels de la culture. La Réserve des Arts récupère chaque année à la fin des défilés de mode, des expositions et des événements culturels des tonnes de matériaux destinés à la poubelle. Elle les revend un tiers du prix dans son entrepôt de 1 000 mètres carrés près de Paris, à Pantin (Seine Saint-Denis). Une démarche d’économie circulaire en milieu culturel.

147 tonnes de matériaux destinés à la poubelle revendus

« On va récupérer les matériaux à la fin d’un défilé de mode, d’une exposition, d’un évènement ou même les chutes de bois d’un ébéniste« , explique Louisiane Roy, chargé des partenariats de la Réserve des Arts. En 2017, l’association a collecté et revendu 147 tonnes de matériaux qui auraient dû partir à la poubelle.

La Réserve des Arts compte s’agrandir. L’équipe voudrait ouvrir un autre entrepôt, quatre fois plus grand que l’actuel, en Île-de-France mais ambitionne aussi d’ouvrir d’autres réserves des arts dans l’Hexagone.

Sources : novethic , vidéo

 

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2018-11 Les métiers d’art au collège

Faire découvrir l’art, le grammage du papier, les encres, les métiers d’art, la sculpture… faire émerger des sensations, une sensibilité en travaillant la matière… »laisser parler sa créativité« …  c’est le Projet d’éducation artistique et culturelle de l’Institut national des Métiers d’Arts et du Musée des Arts décoratifs dans un collège de Romainville,

avec la participation de l’Ecole Estienne.

Découvrir l’école Estienne

Façade de l’École_Estienne_Paris (wikipédia)

[Wikipédia] L’école Estienne, dénomination courante de l’École supérieure des arts et industries graphiques (ESAIG), est un établissement français d’enseignement supérieur public situé au 18, boulevard Auguste-Blanqui dans le 13è arrondissement de Paris, non loin de la Butte-aux-Cailles. Elle forme de jeunes créateurs dans les métiers de l’imprimerie, du design de communication et des métiers d’art du livre.

C’est une école municipale qui dépend de la ville de Paris, elle compte, en 2012, 600 étudiants pour 115 enseignants.

Réné Cottet (graveur), Edmond Rigal (graveur), Georges Capon (dessin et chromolithographie), Eugène Grasset (gravure et imprimerie), Henry de Waroquier (composition décorative) ont enseigné.

On citera quelques élèves :
Louis-Joseph Soulas (1905-1954), peintre-graveur – René Bouvard (1910-2008), graveur, illustrateur – Robert Doisneau (1912-1994), photographe – Édouard Boubat, (1923-1999), photographe – Pierre Faucheux, (1924-1999), graphiste – Siné (1928-2016), dessinateur
Cabu (1938-2015), dessinateur – Catherine Meurisse (1980-), illustratrice, dessinatrice de presse, dessinatrice et scénariste de bandes dessinées – Xavier de Rosnay (1982-), moitié du duo Justice
Marion Montaigne (1980-), dessinatrice et scénariste de bandes dessinées – Pierre Gandon (1899-1990) – Albert Decaris (1901-1988) -Jacques Combet (1920-) ….

Qui est la famille Estienne ?

Nous recommandons au lecteur de parcourir les pages « Les feuillets du patrimoine« , notamment les pages consacrées à cette famille « championne de l’érudition classique, éditoriale et lexicographe de Paris et du royaume« , qui arrive de Provence à la fin du XVè siècle.

Un article fort instructif, documenté et passionnant, écrit par un passionné.  De l’édition d’ouvrages à l’archivage des ouvrages, les rayons des bibliothèques sont également richesse culturelle et richesse patrimoniale.  Merci


Permalien : https://wp.me/p5riis-KM

2018-11 L’art urbain, de la subversion à la subvention

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles connaît depuis des années une vague d’interventions artistiques en marge des institutions habituellement en charge de la gestion de la culture dans l’espace public. Du street art aux arts performatifs (1), un large éventail de pratiques créatives ponctue désormais l’espace et le temps des usagers de la ville.

 

Avec l’art urbain apparaît une nouvelle valeur : l’identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d’une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l’on critique tel graffiti comme étant laid ou impertinent, alors qu’il affirme l’identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque  contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute objection une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance inconditionnelle de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée ab ovo comme atteinte à une identité présupposée légitime.

Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité – de fait réprimées régulièrement par la police et occasionnellement condamnées par la justice dans le cas des graffitis–, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance de la part du public, puis de la part des institutions – monde de l’art pour commencer, autorités publiques pour suivre, marché privé enfin.

Œuvre de Bonom et Lork, à la gare d’Etterbeek

Pendant plusieurs années, Bonom [Vincent Glowinski] a investi l’espace public bruxellois sur de larges pans de murs, devenus supports d’un bestiaire imaginaire peuplé de squelettes d’espèces animales préhistoriques, de divers mammifères, d’insectes ou de créatures marines. (voir vidéo).

Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?  La question des « street art tours » témoigne de l’ambiguïté de la situation. L’émergence de « visites guidées » des graffitis et œuvres de street art bruxellois – comme dans d’autres villes – est d’abord le fait d’amateurs éclairés, quand ce ne sont pas des graffeurs eux-mêmes. Cf vidéo « Le bus du Parcours Street Art« .

L’art urbain d’aujourd’hui, même s’il développe d’autres formes, se trouve aux prises avec les mêmes défis de résistance au système (animée par une volonté de contestation), d’infiltration du système (conduite par une stratégie de visibilité), ou de complaisance envers le système (poussée par un désir de reconnaissance).

Source :  theconversation.com

Autres documents

(1) Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un artiste, face à un public. L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par Wikipédia


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2018-07 Les portraits géants de JR regroupés dans un album de RSF

Les portraits géants de JR regroupés dans un album de RSF – © VALERIE MACON – AFP

Les portraits surdimensionnés de l’artiste JR s’affichent dans le nouvel album de Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, en vente à partir de jeudi et qui contribuera à financer les actions de l’ONG.

Ce 58e album de RSF, intitulé « 100 photos de JR pour la liberté de la presse« , présente certaines des réalisations les plus spectaculaires de l’artiste français en matière de street-art.

Il s’agit principalement de portraits géants et en noir et blanc, qui dominent des paysages urbains ou naturels, parfois installés pour être vus du ciel, et ce partout sur la planète : de Nairobi à Bethléem en passant par Clichy-sous-Bois.

Des oeuvres qui cherchent généralement à interpeller, notamment sur la condition des migrants, un sujet d’actualité, de l’Union européenne à l’Amérique du Nord.

Lazinc dévoile une installation de sept mètres de la série « Giants » par l’artiste français JR, devant la façade de sa nouvelle galerie de Mayfair (Londres) – © Jeff Moore

Source : culturebox.francetvinfo.frrtbf.be

Lire également : Le street artiste français JR exposé à Londres (jan-18)

2017-12 TOP 10 des plus belles oeuvres de street-art en 2017

Comme chaque année Piwee.net présente son TOP 10 des oeuvres d’art  « marquantes ».

Cette oeuvre géante est signée par l’artiste français JR. Placée sur le mur à la frontière entre la Californie et le Mexique, l’oeuvre est une immense photo qui représente un jeune garçon regardant par dessus le mur avec curiosité. Cette création, bien entendu, référence à la politique migratoire du nouveau président américain Donald Trump.

 

Pris en Sandwich entre des immeubles à Pigalle, ce terrain de basket est bel et bien l’un des plus beaux terrains de basket du monde. Alors qu’il était menacé de fermeture à cause des nuisances sonores qu’il provoquait, le terrain de basket Duperréa complètement été rénové il y a 2 ans par le fondateur du magazine Sole Collector, la marque Pigalle (soutenue par Nike) et les créatifs de chez III Studio.