Archives pour la catégorie Patrimoine

L’habileté picturale de Lu Tchi

Lu Tchi (1), né en 1477 et originaire de Ning-Po (ville portuaire située au nord-est de la province du Zhejiang [Tche-kiang] en Chine) n’était âgé que de 20 ans quand il fut appelé à la cour de Pékin, où il sera comblé d’honneurs.

Sa spécialité fut la peinture décorative (fleurs et oiseaux), qu’il exécutait dans le style de l’Académie Song. Ses œuvres sont de grandes dimensions et conçues pour orner les grandes salles des palais. Son style s’inspire directement de la technique à main levée de Lin Liang.

Lu Tchi était l’un des plus célèbres artistes de son temps et exerça une grande influence sur le XVIII ème siècle.

(1) également appelé Lü Ji ou Liu Chi ou Lü Chi ou Lü Ki (surnom : Tingzhen, nom de pinceau : Leyu)

Photos : Lü Ji, Birds in Osmanthus and Chrysanthemum, 190x106cm, Palace Museum, Beijing (original et détail)

Les portraits de Luigi Lucioni

Luigi Lucioni (1900-1988) était un peintre italo-américain connu pour ses natures mortes, ses paysages et ses portraits.

Il s’intéresse très tôt à l’art, en particulier au dessin, peut-être sous l’influence d’un cousin de son père, également doué pour le dessin. Les premiers cours de Lucioni étaient en dessin géométrique, et à l’âge de six ans, son talent a attiré l’attention de son professeur, Mlle Gadisco, une femme de Varèse qui avait elle-même une formation artistique, et qui l’a encouragé à poursuivre le dessin et la gravure comme une carrière. Ses parents et ses 3 soeurs émigrèrent aux USA en 1911.

À 19 ans, Lucioni entre à la National Academy of Design de New York, où il découvre le médium de la gravure par l’intermédiaire de son instructeur, William Auerbach-Levy. Il a travaillé dans le département artistique de Fairchild Publications, qui a publié Women’s Wear Daily. Il a également suivi des cours de composition à Cooper Union.

Le portrait de Ethel Waters, première Afro-Américaine à avoir un rôle principal à Broadway et « légende » du jazz et du blues, accéléra sa renommée. La chanteuse lui acheta le portrait, qui fut acquis par le Huntsville Museum of Art (HMA) en 2017.

(de g à d) : « Femme rouge« , portrait d’Ethel Waters (1938) ; « Elizabeth » (1942) ; « Vermont Farm Scene », c. 1930 – D’Antan Art & Antiques

Sources : Wikipedia ; Artnet ; Shelburne Museum ; Artsy ;

Gravures d’Automne

En cette période, Dame Nature use de son charme séculaire pour sculpter ses paysages, dompter ses teintes primaires, secondaires ou tertiaires et livrer aux yeux du promeneur.e ses nuances tonales aux couleurs de l’automne . Une palette de couleurs que les artistes adorent, pour lesquelles les photographes s’émerveillent ou que les enfants chérissent au travers des feuilles séchées et de leurs cahiers partagés.

Quand au jour éclatant qui se voile succède
Le crépuscule lent, humide, mol et tiède,
Qui fait perler la mousse au dos des bancs velus,
Il est doux, au jardin mystérieux, d’entendre
Résonner dans le soir le rire obscur et tendre
Des visages qu’on ne voit plus.

Henri de Régnier (« Le Miroir des heures » – Mercure de France, 1910

De gauche à droite , de haut en bas

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Légendes d’Automne

En cette période, Dame Nature use de son charme séculaire pour sculpter ses paysages, dompter ses teintes primaires, secondaires ou tertiaires et livrer aux yeux du promeneur.e ses nuances tonales aux couleurs de l’automne . Elle nous raconte, comme ce vieil indien du film réalisé par Edward Zwick, des histoires et des contes de couleurs que les artistes adorent, pour lesquelles les photographes s’émerveillent ou que les enfants chérissent au travers des feuilles séchées et de leurs cahiers partagés.

Lorsque Ours blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la terre-mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu’ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien ennuyés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tee pee avec encore beaucoup de tristesse.

Grand-maman marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak, le Créateur, et lui dit : « Tabaldak, je crois que tu as créé les oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ses mêmes couleurs pour leurs oiseaux ».

Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman marmotte : « Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi ».

Tabaldak alla prendre de la brune terre, de la verte pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu’il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l’écorce fraîche.

Le Créateur plaça les pots de teinture devant lui. L’oie blanche s’avança la première près de Tabaldak et lui donna une plume afin qu’il puisse colorer les oiseaux. L’oie blanche lui dit :

« Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s’en souviennent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu’ils se souviennent de toi.

Légende abenakis d’Odanak au Québec [légendes amérindiennes]

De gauche à droite, de bas en haut

  • Stephanie Lambourne (born in Sawbridgeworth in 1973) => South World Gallery ; bio
  • Ed Sandoval (born in Nambe, New Mexico) => galerie ; tuttartpittura ;
  • Edouard Léon Cortés (1882-1969, Lagny-sur-Marne, France) – Returning Home => wiki
  • Douglas Aagard (Utah, USA) – Landscape painting => home ; facebook ; whooarts ;
  • Hiroshi Nagai – Automn => redbobble ; tiktok ; audio ;
  • Anna De Ludicibus, illustratrice
  • Ed Sandoval – Autumn in pilar
  • Douglas Aagard – painting-wooarts-02 [peinture à l’huile et au couteau] => Manitou Gallery

Feuille rousse, feuille folle

Feuille rousse, feuille folle
Tourne, tourne, tourne et vole !
Tu voltiges au vent léger
Comme un oiseau apeuré.
Feuille rousse, feuille folle !
Sur le chemin de l’école,
J’ai rempli tout mon panier
Des jolies feuilles du sentier.
Feuille rousse, feuille folle !
Dans le vent qui vole, vole,
J’ai cueilli pour mon cahier la feuille qui dansait.

Luce Fillol est née en 1918. Poète et romancière pour la jeunesse, « Le 47 bis de la rue des trembles » (son premier roman), et « Prune » (Édit Flammarion collection Castor Poche), sont ses œuvres les plus connues.

De gauche à droite, de bas en haut

de gauche à droite…

  • Vincent Van Gogh – Alychamps, 1888
  • Debbie Criswell – Frisky Autumn Eve A Folkartmama (folk art)
  • Debbie Criswell – When Will All The Leaves Fall

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Grandville et Les Métamorphoses du jour

Grandville, ou Jean-Jacques Grandville, pseudonyme de Jean Ignace Isidore Gérard, né le 13 septembre 1803 à Nancy et mort le 17 mars 1847 à Vanves, est un caricaturiste, illustrateur et lithographe français.

Grandville, Deux débardeurs, 1847-papier, plume, encre-Nancy
Grandville, Deux débardeurs, 1847-papier, plume, encre- @Musée de Nancy

Très tôt, le spectacle de la rue le fascine et, progressivement, s’émancipant des principes inculqués, il se fait une spécialité de « défigurer avec malice ces physionomies que l’adulte met tout son art à figurer. » Son père, musicien amateur mais surtout peintre miniaturiste « pour la tête, la fleur ou le paysage » lui donnera ses premiers cours de dessin.

Après son arrivée à Paris , Grandville publie un recueil de lithographies intitulé Les Tribulations de la petite propriété. Caricaturiste talentueux, c’est avec Les Métamorphoses du jour (1828-29), une série de 70 scènes dans lesquelles des personnages humains sont représentés avec une tête d’animal en situation pour un rôle dans la comédie humaine, qu’il s’est vraiment fait connaître.

Il invente tout un ensemble de procédés « pour donner parole aux images, afin qu’elles manifestent l’idée, affichent l’opinion et agissent immédiatement sur le lecteur. »

Grandville – Fables de la Fontaine

Le succès rencontré par ces œuvres a conduit divers périodiques tels que La Silhouette, L’Artiste, La Caricature, Le Charivari à l’engager comme collaborateur. Ses caricatures politiques et satiriques, suscitent bientôt l’engouement… ainsi que les foudres de la Monarchie de Juillet (Adolphe Thiers). Après ce rétablissement de la censure, Grandville, viscéralement attaché à la liberté de la presse, se sent profondément atteint par les attaques incessantes de la police (perquisitions, fouilles). Il en créa une caricature toute personnelle.

Grandville – Descente dans les ateliers de la liberté de la presse, 1832

Son fils, Armand Grandville, fut désigné exécuteur testamentaire . En 1893 et 1894, il partage la collection entre le Musée des beaux-arts de Nancy (1 432 dessins), le Musée lorrain (58 dessins), la Bibliothèque publique de Nancy (522) et la Bibliothèque nationale de France à Paris (15 dessins). En 1853, 1 168 dessins sont mis en vente par la famille de l’artiste.
Le musée Carnavalet à Paris conserve un cahier de croquis et un album de 50 dessins et aquarelles. À l’étranger, le musée national de Varsovie compte 29 compositions attribuées à l’artiste. D’autres dessins sont conservés dans des collections privées.

L’univers merveilleux et étrange de Grandville a inspiré nombre d’artistes après lui : Max Ernst, César, Odile Redon, Chaplin, les frères Lumière, Méliès, le groupe de rock Queen, le comics anglais via Bryan Talbot …

Grandville_(cropped)

Sources : Wikipédia (texte et images); X ;

Grandville, un illustrateur de génie – Ministère de la Culture ;

Joconde ; RMN-Grand Palais

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