Archives pour la catégorie Patrimoine

2018-12 Les RAIHO-SHIN, patrimoine culturel immatériel

L’UNESCO a ajouté le 29 novembre dernier 21 nouveaux éléments dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Parmi ces nouveaux inscrits, un rituel japonais : le Raiho-shin.

Ce rituel folklorique japonais a, pour reprendre la définition de l’UNESCO, « pour origine la croyance populaire selon laquelle des divinités du monde extérieur, les Raiho-shin, rendent visite aux communautés et inaugurent la nouvelle année ou la nouvelle saison pour garantir bonheur et bonne fortune ». Ritualisé dans tout le Japon, du Tôhôku à Okinawa, il est néanmoins pratiqué avec quelques différences selon la région.

(c) japanfm.fr
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2018-11 Nocturne dans les musées parisiens

Que voir en nocturne dans les musées parisiens ?

Admagazine a sélectionné 12 musées et leurs expositions temporaires visibles en nocturnes tout au long de la semaine à Paris.

Fondation Cartier « Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu » – photo Admagazine

2018-11 Nature morte à la chaise cannée par Picasso

Cette œuvre réalisée en 1912 constitue le premier collage de l’histoire de l’art, une des nombreuses inventions à porter au crédit du cubisme, mouvement fondateur de l’histoire de l’art moderne auquel le Centre Pompidou à Paris rend actuellement hommage.

Curieusement, l’œuvre reste longtemps dans les cartons de Picasso. Elle n’est exposée qu’en 1930 à Paris, attirant l’attention de Louis Aragon. Cet « acte capital de la peinture moderne », comme il le qualifie, a ouvert la voie aux papiers collés, aux assemblages et au collage en général, sans doute la technique la plus caractéristique des ruptures intervenues dans l’art du XXe siècle.

Source : connaissancedesarts.com


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2018-11 Histoire des modes et du vêtement

La mode comme on ne vous l’a jamais racontée, ou plutôt les modes. Le pluriel est important dans le titre de cet ouvrage ambitieux qui repose sur une démarche radicalement neuve, ouverte et transversale. 500 pages, 400 images, une cinquantaine de focus aux angles originaux et surprenants rythmant les 7 chapitres chronologiques, ce livre au design somptueux est destiné à un large public : étudiants, enseignants, professionnels ou passionnés de la mode.

En choisissant d’élargir leur focale au contexte historique, sociologique et économique, Denis Bruna et Chloé Demey, avec leur équipe de jeunes chercheurs, racontent une toute nouvelle histoire des modes où les usages, les modes de vie, les matériaux, les savoir-faire jettent un éclairage passionnant au-delà de l’histoire de l’art.

Ils ne se limitent pas aux vêtements des élites et confrontent les habits de cour ou de la bourgeoisie à ceux du peuple, de même qu’ils ne s’intéressent pas uniquement à la mode des podiums mais à celle de la rue. Ils se font aussi l’écho des anti-modes et des mouvements marginaux, du Moyen Âge à nos jours.

Il s’agit d’une histoire sur la longue durée, de 1330 aux années 2000…

D’autres ouvrages à parcourir et à lire…

Maquettes de costume de scène dessinées par Christian Lacroix : Instrument de recherche des maquettes de costumes de scène et esquisses préparatoires pour une trentaine de représentations scéniques, dessinées entre 1986 et 2009 par Christian Lacroix et conservées au CNCS de Moulins.

Histoire de la mode et du vêtement Programme réalisé (2011-2017) : L’intérêt pour le vêtement n’a cessé de croître en anthropologie, sociologie, sémiologie et psychanalyse, depuis les perspectives méthodologiques ouvertes par Roland Barthes, qui y voit un langage, « à la fois système et histoire, acte individuel et institution collective », jusqu’aux journées Vêtement et sociétés du musée de l’Homme en 1981 et 1983.

Dame Tafel

Le vêtement au Moyen Âge : de l’atelier à la garde-robe : Le vêtement dans la société médiévale est un bien coûteux. La qualité des étoffes de laine ou de soie est ce qui garantit, en premier lieu, la tenue et la beauté d’un habit. Les grandes foires sont des relais entre les centres de production d’étoffes et les détaillants présents dans chaque ville. Chacun, selon ses moyens, son état et ses envies, fait appel aux drapiers pour lui fournir des étoffes de laine, dont les plus onéreuses viennent de Flandre, et aux merciers et marchands de soie, qui lui propose des soieries communes de premier prix ou des tissages complexes mettant à profit les nouvelles techniques.

(c) fineanddandy.centerblog.net

Le vêtement est un identifiant fort. Chacun s’habille selon son sexe, son âge, son rang et son rôle dans la société. Il différencie un groupe d’un autre, mais il peut également isoler un individu du groupe qui l’entoure.

Déjà au Moyen Âge, les auteurs de récits et les artistes revêtent leur héros de vêtements allégoriques chargés de sens. De nombreux archétypes, comme celui de l’apparence de la sorcière, alimentent donc l’imaginaire collectif médiéval. Plus près de nous au XIXe siècle, alors que l’art troubadour s’empare d’un Moyen Âge rêvé, les motifs des étoffes médiévales sont des sources d’inspiration pour l’industrie de la soie.

peinture de Simone Martini, faite en 1312 (www.flute-a-bec.com)

Source :  fnac.com

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2018-11 Les arts et la Grande Guerre

Un dossier pédagogique, élaboré par le Réseau Canope, est mis à disposition des enseignants dans le cadre des programmes scolaires français : Histoire, Arts – 3e, 1re  {Équivalence canadienne : Secondaire, 2e cycle].

La Première Guerre mondiale modifie profondément le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers délaissant petit à petit une forme d’exaltation pour une dénonciation de la violence et de la barbarie.

Une page intéressante et riche d’informations. Les auteurs répertorient les différents formes d’art qui ont évoqué (croqué) cette période, pendant et après  le conflit. Exemples, illustrations et témoignages jalonnent l’écrit. En évoquant les « artistes », on citera :

Chacun, à sa manière, tente de représenter l’indicible brutalité des combats, la douleur des femmes et des enfants livrés à eux-mêmes, la peur face à la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face à cette guerre moderne et totale. exhaustif qui balaye l’ensemble des arts.

Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – Éditeur : Casterman

Les Formes d’Arts :

  • les Témoignages et récits autobiographiques,
  • la Poésie (Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre, 1918),
  • le Théâtre,
  • les Romans,
  • les Bandes dessinées (Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – un hommage à son grand-père)

 

En retraçant la vie des artistes peintres… [Peintures/dessins]

La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant créatif (fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction). Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent à la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissé un croquis de la guerre, est blessé en 1915 ; Derain, qui passe les quatre années de la guerre dans l’artillerie, remplace à cette occasion la peinture par la photographie. Léger échappe de justesse à Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employés au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de débats artistiques.

Et de poursuivre :

  • les Affiches de propagande,
  • les Peintures/dessins,
  • le Cinéma [Malins, McDowell, La Bataille de la Somme (The Battle of the Somme), réalisé à la demande du gouvernement britannique, sort en salles à Londres en 1916] [Charlie Chaplin qui réalise en 1918 le film The Bond ; Abel Gance, J’accuse, 1919],
  • la Musique et les chansons

On citera :

  • Claude Debussy, « Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon ».  En février 1917, Debussy compose cette courte pièce, aux accents de désespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire.
  • Gustav Holst, Les planètes, Mars, celui qui annonce la guerre, composée en 1914, créée en 1918.
  • La Chanson de Craonne, 1915. Cette chanson contestataire fut censurée par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes.

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu à toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Verdun, au fort de Vaux
Qu’on a risqué sa peau […]

Flambeau, chien de guerre – texte et illustrations de Benjamin Rabier

Les Affiches de propagande [Album Flambeau. Chien de guerre, à consulter sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France] sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique : elles incitent à s’engager et surtout, à

Affiches de propagande de la Première Guerre mondiale

participer financièrement à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État.

Elles jouent aussi sur les peurs à travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle une affiche allemande qui représente un soldat français aux doigts crochus cherchant à s’emparer de l’Alsace.

 

 

 

Source : dossier « les Arts et la Grande Guerre »


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