Archives pour la catégorie Matériels et Peintures

2017-08 Ce coin d’herbe de Van Gogh qui cachait un visage

La science au service de l’art…

Pour continuer son enquête sur l’art au prisme de la recherche scientifique, Beaux Arts passe cette fois du côté des rayons X et des accélérateurs de particules. Car les technologies modernes de restauration et de conservation dans les musées révèlent parfois des surprises… Que se passe t-il quand on soumet Van Gogh au scalpel ?

En 2001, quelque chose se met à frémir en-dessous du Coin d’herbe du Kroller-Müller. En étudiant la toile, grâce aux rayons X et en ayant recours à la réflectographie infrarouge, le musée découvre en effet une zone sous-jacente à la peinture. Une zone à forte concentration en pigment de blanc de plomb, que le maître utilisait. Cet examen laisse aussi entrevoir un visage…

Il y a deux ans, une réponse est trouvée ! Cette fois, le musée confie la toile aux scientifiques de l’Université de technologie de Delft (Pays-Bas) et d’Anvers (Belgique). L’œuvre passe au synchrotron Desy, de Hambourg [cf. wikipédia]. L’accélérateur de particules parle ! Celui-ci envoie un rayon X intense en un point précis et permet d’analyser en retour les pigments de la toile. Sous du mercure et de l’antimoine, l’équipe de chercheurs débusque un visage de femme très net.

Vincent van Gogh, [a] Reconstitution en couleurs du visage caché dans « Coin d’herbe ». [b] Détail de « Tête de femme. [c] Détail de « Tête de femme », hiver 1884−1885 [b et c]
Exposition « Imagine Van Gogh » du 23 juin 2017 au 10 septembre 2017

 

Source : beauxarts.com

 

 

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2017-08 ‘La passion Van Gogh’

« La passion Van Gogh« , titre du premier long métrage cinématographique entièrement peint à la main.  Ce film, créé par le réalisateur Hugh Welchman et la peintre Dorota Kobiela, aura mis sept ans à être abouti. Il a réuni 125 artistes du monde entier pour réaliser les 65.000 plans, tous peints à la main.

(…) la bande-annonce sortie lundi [7 août] est bien la première véritablement aboutie, avec notamment les voix des acteurs qui donnent un certain relief à cette réalisation composée de 120 toiles de Vincent Van Gogh. « L’âme de ce projet, c’est la peinture de Vincent Van Gogh. C’est son souffle d’artiste », racontait Dorota Kobiela au festival du film d’animation d’Annecy en juin dernier.

La sortie du film est prévue pour le 11 octobre 2017 pour 1h34 de découverte.

Sources : huffingtonpost.com ; huffingtonpost.frallocine.fr ; bande annonce ;

Notre avis (d’après le visionnage de la bande annonce):  un travail en profondeur et de qualité pour un rendu surprenant au prime abord, mais qui ne laisse aucunement indifférent. A découvrir. 

 

2017-03 Une église abandonnée devient un véritable temple du street art

(Maroc) Cet artiste s’est servi de son art pour magnifier une église abandonnée au Maroc. Okuda San Miguel, peintre espagnol, a utilisé une large palette de teintes saturées et a peint des formes géométriques. L’ancienne église de Youssoufia devient un véritable temple du street art.

Moustacho vous dévoile ce magnifique projet.

Lire+ sur moustacho.com

 

2017-06 Comment fabriquer sa peinture naturelle et économique

Techniques et savoir-faire… pour (re)peindre ses meubles !

Que l’on décide de repeindre ses volets, les murs de sa maison ou encore ses meubles, il existe des alternatives 100 % naturelles aux peintures classiques, qui contiennent des produits nocifs pour la santé et l’environnement.

Naturelles, économiques et résistantes, les peintures faites maison contiennent des ingrédients inattendus, tels le fromage blanc, la farine ou encore la pomme de terre.

À la différence des peintures classiques, elles ne contiennent pas de résines d’origine pétrochimique et de composés organiques volatils (COV). Des substances nuisibles pour la santé et l’environnement, précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

Dans son livre Peindre et décorer au naturel , aux éditions Gallimard Alternatives, Nathalie Boisseau propose des recettes traditionnelles et faciles à réaliser, dont nous vous livrons les secrets.

2017-06 L’art s’épanouit sur la Toile, avec la digital native

Algorithmes, capteurs, réalité virtuelle… Depuis plus de quarante ans, des artistes explorent le potentiel de création des outils numériques. Longtemps en marge du sérail de l’art contemporain, ils sont aujourd’hui rejoints par la nouvelle génération « digital native » de créateurs.

Des créateurs atypiques

L’évolution et la démocratisation de l’informatique vont favoriser l’éclosion du mouvement. Mais la deuxième génération de créateurs digitaux affiche un profil atypique. Tous ne viennent pas du monde des Beaux-Arts. Loin de là !

« Le code c’est du texte, donc une sorte de matériau sur lequel on intervient, explique Antoine Schmitt, qui travaille depuis chez lui avec pour tout atelier… son ordinateur. En programmant, j’écris une action qui va se produire et dont je visualise en partie les contours. »

Génératif, interactif, immersif

Historiquement, l’art numérique renvoie donc d’abord aux oeuvres dites « génératives ». Autrement dit, qui se déploient sur un écran, de manière aléatoire selon le bon vouloir d’un logiciel. Un processus qui offre un champ infini d’expérimentations esthétiques.

Mais les créateurs numériques ne s’en tiennent pas là. Ils creusent également le potentiel « interactif » et « immersif » du numérique, cherchant à proposer une autre forme d’expérience au public (réalité virtuelle, fractal… lire notre article)

Net Art et post-Internet

Déjà très disparate, l’art numérique s’est encore un peu plus diversifié avec l’arrivée, à partir des années 90-2000, d’une troisième génération d’artistes tournés vers Internet. Dans un premier temps, ils ont commencé par utiliser le Web comme support de l’oeuvre. Baptisé Net Art, ce courant donne naissance à un nouveau type de créations dites « d’URL », visibles par qui veut à une adresse donnée.

Mais, à l’inverse de leurs aînés, beaucoup de ces artistes ne se revendiquent plus nécessairement de l’art numérique.

Matérialiser les oeuvres

Cette nouvelle génération de créateurs coïncide avec une timide ouverture du marché. À Paris la galerie Charlot promeut depuis sept ans une quinzaine d’artistes numériques. « Peu habitués à vendre à des particuliers, ils ont dû faire un effort pour matérialiser leurs oeuvres », précise sa fondatrice Valérie Hasson-Benillouche. Une pièce « générative » se présente désormais souvent comme un écran plasma logé dans un tableau que l’on a juste à brancher : l’ordinateur et le logiciel sont cachés dans l’épaisseur du cadre.

Les artistes ont aussi été priés de fournir une documentation technique précise qui permette, le cas échéant, la mise à jour du logiciel ou du système d’exploitation. Car, longtemps, les acheteurs ont considéré la pérennité de l’oeuvre comme un frein.

Une cote bien réelle

Même s’ils ne rivalisent pas avec les stars de l’art contemporain, les artistes, dits numériques, commencent à afficher des cotes respectables. Les oeuvres du pionnier Manfred Mohr peuvent atteindre les 100 000 euros, comme celles de Rafael Lozano-Hemmer ou de Charles Sandison. Ce dernier a d’ailleurs été exposé dès 2006 à la galerie Lambert. Très en vogue, les pièces de Davide Quayola avoisinent les 50 000 euros. Tandis qu’un tableau « génératif » grand format de Miguel Chevalier s’acquiert pour 30 000 euros. D’Antoine Schmitt à Alain Vernhes, la plupart des oeuvres présentées à la galerie Charlot spécialisée dans ce type de créations s’échelonnent de 15 000 à 24 000 euros.

Source : lesechos.fr