Archives pour la catégorie Actualités internationales

Le monde se digitalise, les musées aussi…

Le Rijksmuseum met à jour son site internet qui va ravir les amateurs d’art. Le célèbre musée néerlandais vient tout simplement de numériser 709 000 de ses œuvres pour que le monde puisse y avoir accès gratuitement.

Évidemment ce n’est pas la première fois qu’un musée se digitalise, mais là on parle tout de même de plus de 70% des œuvres du musée qui sont numérisées : le Rijksmuseum dispose d’un patrimoine d’un peu plus d’un million d’œuvres, mais “seules” 8000 d’entre elles sont exposées au grand public.

Pour découvrir l’expérience, il suffit de vous rendre sur l’onglet Rijksstudio du site du musée.

ci-dessous :

  • Johan Hendrik Weissenbruch – The Trekvliet Shipping Canal near Rijswijk, ‘View near the Geest Bridge’, 1868_huile 31×50
  • Vermeer – La Laitière, 1658
  • Avercamp – Paysage d’hiver, 1608
  • Willem de Heusch – Italian Landscape with Herdsmen, 1650-1692_huile 22×29

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Expressionismus Schweiz

Le Kunst Museum de Winterthour présente « Expressionismus Schweiz » du 10 juillet 2021 au 16 janvier 2022.

Kunst Museum, Reinhart am Stadtgarten, 6, Stadthausstrasse, Winterthour. Tél. 052 267 51 72, site www.kmw.ch

Le musée accueille 120 oeuvres non seulement alémaniques, mais romandes et tessinoises. On y (re)découvrira celles et ceux que le Neue Zürcher Zeitung (en 1908) désignera sous l’appellation « les enfants de Van Gogh« . Sont exposés Kirchner, Albert Müller, Hermann Scherer ou Marianne von Werfekin.

Dans les années 1900, le mouvement de l’expressionnisme [Nouvel expressionnisme, Futurisme, Cubisme] s’étendait autant en Suisse qu’en Allemagne (Dresde, Munich). Les tendances se révèlent multiformes, avec des éclats colorés, un mépris du beau dessin, le goût du primitivisme et des positions très anti-gouvernementales. On y ajoutera les influences venues d’ailleurs. Les «fauves» français ne restent pas toujours bien loin. Les dissidents suisses non plus. Cuno Amiet, dont l’exposition présente la célèbre «Colline jaune»» de 1903 (une rupture avec l’influence de Hodler) s’est ainsi vu invité par les membres de «Die Brücke» a exposer avec eux dès 1905.

La colline jaune de Cuno Amiet, 1903

Géographiquement, les choses n’apparaissent pas simples non plus. Apparemment la Suisse romande reste exclue du propos. Trop francophile. Toutefois l’exposition présente Alice Bailly, Gustave Buchet. Il y a donc ici dans un étage séparé une section suisse française et une autre tessinoise, le canton italophone formant avant tout une terre d’accueil pour des immigrés de l’intérieur et de l’extérieur.

La Suisse neutre voit affluer les créateurs dès la déclaration de la guerre de 1914. L’arrivée en 1917 d’Ernst Ludwig Kirchner à Davos va ainsi créer un impact durable. L’Allemand s’installe pour vingt-et-un ans aux Grisons. Il influence ainsi grandement les artistes du groupe «Rot/Blau» de Bâle. Morts très jeunes, Hermann Scherer et Albert Müller deviennent ses disciples tout en gardant chacun leur personnalité.

A titre remarquable, l’exposition présente les œuvres d’Alexej von Jawlenski, installé à Saint-Prex dès 1915, ainsi que celles de sa compagne Marianne von Werefkin qui marquera bientôt le paysage culturel tessinois jusqu’à sa mort.

L’exposition présente également Eduard Gubler, Andrea Lutz et David Schmidhauser, le Roumain Arthur Segal ou l’Américain Gordon McCouch, Johannes Robert Schürch, Rita Jarett.
On y verra le tableau polémique « Révolution » d’Otto Baumberger, peint en 1917 en écho aux événements russes.

(de g à d) Le ‘Saint Sébastien‘ d’Eduard Gubler – – ‘Atmosphère tragique‘, 1910, de Marianne_von_Werefkin – – ‘Révolution‘ d’Otto Baumberger, 1917 – – Un paysage de Kirchner, datant de 1924

Zao Wou-Ki, esthète de l’Art des ‘Chinoiseries’

Zao Wou-Ki (1920-2013) est rattaché, dans les années 1950, à la nouvelle École de Paris, puis à l’abstraction lyrique avant de devenir, selon la définition de Claude Roy « …Un grand peintre qui poursuit dans son œuvre une dizaine au moins de grands siècles de l’art chinois, et qui est un des meilleurs peintres modernes de l’Occident. »

Zao Wou-Ki dans son atelier de campagne vers 2000, devant 11.08.99 – Eclipse et le grand triptyque Hommage à mon ami Henri Michaux terminé en mars 2000, ©Guillaume de Laubier / Zao Wou-Ki

Son œuvre est vaste. Elle comprend les peintures réalistes de ses premiers tableaux qui sont surtout des portraits, quelques natures mortes et des paysages (1935-1949), ainsi que des huiles sur toiles de grands formats inspirées de Paul Klee qui tendent vers l’abstraction à partir des années 1950. Il explore l’abstraction lyrique dans les années 1960. Il est également reconnu pour ses encres de Chine et ses calligraphies et aquarelles. Il explore le thème de la lumière diurne ou nocturne dans une série d’œuvres poétiques intégrant simplement la représentation des astres lunaire et solaire.

« De mes souvenirs d’enfance, en dehors de mes parents, il ne me reste qu’une seule image : celle de faire des taches, de peindre. Ce désir ne m’a jamais quitté. Mais dans ma mémoire la plus lointaine, elle est associée à celle de lutter contre ce que je voyais, enfant, quotidiennement, de l’art chinois, ce que l’on appelle à juste titre en France, chinoiseries », confesse Zao Wou-Ki dans son Autoportrait coécrit avec Françoise Marquet, sa dernière épouse (éd. Fayard, 1988)

Il a été profondément influencé par les grands peintres français (Matisse, Cézanne, Renoir) et par Picasso ou Modigliani ou Paul Klee. Il rencontre Henri Michaux et Pierre Soulages. En 1948, il s’installe à Paris et fréquente l’académie de la Grande Chaumière (quartier Montparnasse).

La Fondation Zao WouKi a pour but de promouvoir la vie et les oeuvres du peintre.

Sources : Wikipédia ; Connaissances des Arts ; Exposition de l’Hôtel de Caumont du 19 mai au 10 octobre 2021 – « Il ne fait jamais nuit » (Aix-en-Provence) ; Les oeuvres lumineuses de Zao Wou-Ki ; Barnie’s ;

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Peintres femmes (1780-1830), au Musée du Luxembourg

C’est l’histoire de l’art qui aurait rendu « invisibles » nombre de femmes peintres, alors qu’elles jouissaient d’une reconnaissance certaine en leur temps.
Certes, elles furent empêchées de bien des manières sous l’Ancien Régime et même après la Révolution : maintenues dans la sphère domestique, elles avaient un rôle d’épouse et de mère à tenir, la formation artistique à laquelle elles avaient accès était limitée, et les genres auxquels elles furent reléguées étaient considérés comme mineurs, c’est-à-dire le portrait, le paysage et la nature morte. Elles furent nombreuses pourtant à peindre avec succès. Mais les historiens n’auraient soi-disant retenu que le grand genre de l’histoire et les grands hommes qui le pratiquèrent. Tel est le propos de Martine Lucas, commissaire de l’exposition du Musée du Luxembourg, qui souhaite rappeler la place qu’occupaient les femmes peintres entre 1780 et 1830, et la féminisation progressive du monde des arts.

On connait Vigée Le Brun ou Marguerite Gérard. Mais c’est le cas de bien des artistes du XIXe siècle qui mériteraient d’être mis en valeur, qu’ils soient hommes ou femmes. Songeons – ce n’est que quelques exemples – à Nicolas-Didier Boguet, à Philippe Chéry, aux frères Franque, à Jean-Joseph Taillasson ou Jean-Baptiste Wicar… Et si beaucoup des créatrices montrées dans cette exposition ne sont pas connues du grand public, elles le sont des historiens.

Expo : Musée du Luxembourg, du 3 mars au 25 juillet 2021

Source : La Tribune de l’Art

Imagine Monet…

Du 15 décembre 2021 au 27 février 2022, Arsenal Art Contemporain ouvre ses porte à Montréal pour exposition « Imagine Monet« 

Créée par Annabelle Mauger, Julien Baron et l’historienne de l’art Androula Michael, Imagine Monet présente plus de 200 tableaux créés par le fondateur de l’impressionnisme Claude Monet, dont la série des «Cathédrales» et des «Nénuphars» de son jardin à Giverny. La démarche artistique d’Image Totale© conçue par Annabelle Mauger et Julien Baron plonge le spectateur au cœur des tableaux de Monet. Présentée par Tandem Expositions et produite par Encore Productions, l’équipe derrière le succès exceptionnel d’IMAGINE VAN GOGH et plus récemment d’IMAGINE PICASSO.