Archives du mot-clé art urbain

2018-11 L’art urbain, de la subversion à la subvention

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles connaît depuis des années une vague d’interventions artistiques en marge des institutions habituellement en charge de la gestion de la culture dans l’espace public. Du street art aux arts performatifs (1), un large éventail de pratiques créatives ponctue désormais l’espace et le temps des usagers de la ville.

 

Avec l’art urbain apparaît une nouvelle valeur : l’identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d’une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l’on critique tel graffiti comme étant laid ou impertinent, alors qu’il affirme l’identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque  contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute objection une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance inconditionnelle de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée ab ovo comme atteinte à une identité présupposée légitime.

Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité – de fait réprimées régulièrement par la police et occasionnellement condamnées par la justice dans le cas des graffitis–, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance de la part du public, puis de la part des institutions – monde de l’art pour commencer, autorités publiques pour suivre, marché privé enfin.

Œuvre de Bonom et Lork, à la gare d’Etterbeek

Pendant plusieurs années, Bonom [Vincent Glowinski] a investi l’espace public bruxellois sur de larges pans de murs, devenus supports d’un bestiaire imaginaire peuplé de squelettes d’espèces animales préhistoriques, de divers mammifères, d’insectes ou de créatures marines. (voir vidéo).

Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?  La question des « street art tours » témoigne de l’ambiguïté de la situation. L’émergence de « visites guidées » des graffitis et œuvres de street art bruxellois – comme dans d’autres villes – est d’abord le fait d’amateurs éclairés, quand ce ne sont pas des graffeurs eux-mêmes. Cf vidéo « Le bus du Parcours Street Art« .

L’art urbain d’aujourd’hui, même s’il développe d’autres formes, se trouve aux prises avec les mêmes défis de résistance au système (animée par une volonté de contestation), d’infiltration du système (conduite par une stratégie de visibilité), ou de complaisance envers le système (poussée par un désir de reconnaissance).

Source :  theconversation.com

Autres documents

(1) Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un artiste, face à un public. L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par Wikipédia


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2018-08 Art urbain : des bouches d’égout originales

Les bouches d’égout, ces aménagements urbains pas très élégants, ne méritent-ils pas non plus un peu d’attention?

Petit diaporama des oeuvres les plus originales sur des bouches d’égout.

Source : lumieresdelaville.net (mars-2016)

2018-08 L’art urbain transforme Bruxelles en musée en plein air

Les fresques urbaines foisonnent dans les métropoles et constituent de véritables musées à l’air libre. Participant à cette révolution artistique, la ville de Bruxelles propose des parcours de street art depuis deux ans déjà. Et elle ne cesse de multiplier les projets artistiques urbains.

Le projet “Parcours Street Art” découle d’une décision politique de l’échevinat de la Culture et du Tourisme. Par volonté de décentraliser l’art et de le rendre accessible, l’échevine Karine Lalieux se tourne vers l’art urbain trois ans après le début de son mandat en 2012.

© Belga

Le prochain projet de la ville est un appel à artistes pour la décoration de trois toilettes publiques. “Ici on transforme un problème de salissures et de tags en une opportunité, s’enthousiasme le conseiller culturel. On recherche toujours des murs pour de nouveaux projets alors pourquoi ne pas utiliser ceux de la ville.”

Divers quartiers bruxellois se colorent au fil des ans d’un nouveau patrimoine culturel. Discipline souvent sous-estimée et non considérée, l’art urbain s’impose de plus en plus dans l’environnement des grandes villes telles que Londres, Berlin.. et maintenant Bruxelles. Emmanuel Angeli l’affirme : “On a aussi envie de s’installer sur la carte européenne des villes de street art.

Source :  lalibre.be

2017-12 TOP 10 des plus belles oeuvres de street-art en 2017

Comme chaque année Piwee.net présente son TOP 10 des oeuvres d’art  « marquantes ».

Cette oeuvre géante est signée par l’artiste français JR. Placée sur le mur à la frontière entre la Californie et le Mexique, l’oeuvre est une immense photo qui représente un jeune garçon regardant par dessus le mur avec curiosité. Cette création, bien entendu, référence à la politique migratoire du nouveau président américain Donald Trump.

 

Pris en Sandwich entre des immeubles à Pigalle, ce terrain de basket est bel et bien l’un des plus beaux terrains de basket du monde. Alors qu’il était menacé de fermeture à cause des nuisances sonores qu’il provoquait, le terrain de basket Duperréa complètement été rénové il y a 2 ans par le fondateur du magazine Sole Collector, la marque Pigalle (soutenue par Nike) et les créatifs de chez III Studio.

 

2018-04 Urban Art Fair au Carreau du Temple

Pour sa 3e édition parisienne, Urban Art Fair réunit une trentaine de galeries de 8 pays différents au Carreau du Temple du 12 au 15 avril 2018.

Grâce à une sélection exigeante de galeries françaises et internationales, la sélection 2018 offrira une fois de plus un panorama des différents courants, issus du mouvement le plus important de notre époque, aux néophytes comme aux passionnés. Une thématique habite la foire cette année : pourquoi vivre en ville ?

Le rendez-vous dédié au marché de l’art urbain

Urban Art Fair est une référence internationale en matière d’art urbain et attire chaque année près de 20 000 curieux, collectionneurs et professionnels, venus découvrir les œuvres

Lire l’intégralité du reportage sur Phenix WebTV


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