Archives du mot-clé symbolisme

2018-08 Les chats dans l’histoire de l’art

L’UMA, Universal Museum of Art revient avec une nouvelle exposition virtuelle qui devrait en faire devenir gaga plus d’un. Et pour cause, les tableaux à admirer directement sur votre écran mettent tous à l’honneur l’animal le plus en vogue du moment : le chat, bien sûr.

Parfois objet direct de l’œuvre, parfois dissimulé au second plan, son symbole et son interprétation restent toujours importants. Parmi les œuvres d’art exposées, l’Olympia de Manet bien sûr mais aussi des toiles de Suzanne Valadon, de Géricault, une nature morte de Chardin ainsi qu’une huile gigantesque signée Veronese, pour en citer quelques-unes des plus connues.

 

Le symbolisme attaché au chat fluctue : si la peinture religieuse le rapproche de Satan, il était vénéré comme une divinité bienveillante et maternelle, Bastet, dans l’Egypte antique.

Sita and Sarita / young girl with a cat (Cécilia Beaux)
Louise Vernet (Géricault)
Julie Manet (Auguste Renoir)
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2018-03 Paul Gauguin, voyages à travers les arts

Paul Gauguin, Paysage tahitien, 1891

La vie de Paul Gauguin est passionnante, à plusieurs titres. Ses rencontres artistiques, parfois virulentes faites de confrontation et de désaccord. Ses expériences artistiques, comme  celles de la sculpture, de la gravure et des céramiques.  Son business de collectionneur d’art ou d’agent de change. Ses voyages vers les pays chauds et lumineux.  Et enfin l’école de Pont-Aven et le mouvement Nabi.

Exemple de céramique par Gauguin :
Paul Gauguin, Oviri, 1894,
© Rmn-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Pour en savoir+, nous vous invitons à parcourir les lignes du blog artvulgaris.com. Avec humour, franc-parler, attachement, réalisme, modernité… Art Vulgaris décrit et documente le parcours de Paul Gauguin.  Une synthèse agréable à lire et à parcourir… et à faire partager. Merci à l’auteure.

Lire également notre article Gauguin et l’École de Pont-Aven.

 

 

 


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2016-02 Gauguin et l’École de Pont-Aven

Dans sa tribune du 2 février, à propos du récent ouvrage d’André Cariou, Jean-David Jumeau-Lafond  nous avertit « lorsque paraît un nouveau livre consacré à Poussin, Gauguin ou Picasso, on est le plus souvent tenté de hausser les épaules et de dire : encore ?! » et de préciser « … Il n’y a pas de vraie histoire de l’art sans des faits implacablement établis et une prise en considération des œuvres, car, qu’on le veuille ou non, et n’en déplaise à certains, dans le nom de cette noble discipline il y a les mots « histoire » et « art ». »

Gauguin, l'école de Pont-Aven
Gauguin, l’école de Pont-Aven

Cet ouvrage, que l’on peut utiliser comme un outil scientifique désormais indispensable, mais qu’il est aussi possible de lire comme un récit très vivant et parfaitement accessible, répond à quasiment toutes les questions en actualisant la connaissance au plus près des faits… Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Y a-t-il eu véritablement une « École » de Pont-Aven et en quoi ces mots ont-il un sens ?

Le livre d’André Cariou comprend ainsi une chronologie des événements, mois par mois, voire jour après jour, et est nourri de correspondances inédites, de fortune critique rare (L’Union agricole et maritime de Quimperlé ) et d’illustrations.

L’utilité du travail d’André Cariou est essentielle ; Pont-Aven a été un tel carrefour d’individualités et de destins que tout a été dit, et son contraire. Oui, des artistes de premier plan pouvaient peindre à Pont-Aven sans se connaître, ou sans (vouloir) se parler. Non, il ne suffisait pas d’être passé par Pont-Aven pour avoir vu untel ou connu telle œuvre, ni pour avoir été un synthétiste ou un disciple de tel ou tel peintre etc. Durant ces quelques années, une quinzaine pour la période la plus significative, les allées et venues, les croisements, les conflits furent tels que la confusion peut s’installer très vite. En reprenant avec la précision d’une horloge le déroulement exact des faits, André Cariou tord le cou à bien des idées reçues et clichés en tous genres, tandis qu’il coupe aussi l’herbe sous le pied à nombre d’échafaudeurs de théories extravagantes.

 

1. Charles Giraud (1819-1892) Jeu de boules à Pont-Aven, 1869 Huile sur toile- 105 x 170,5 cm Rouen, Musée des Beaux-Arts Photo : D.R.
1. Charles Giraud (1819-1892)
Jeu de boules à Pont-Aven, 1869
Huile sur toile- 105 x 170,5 cm
Rouen, Musée des Beaux-Arts
Photo : D.R.

Le pittoresque de Pont-Aven avait séduit dès le début du XIXe siècle, mais il fallut attendre les années 1860 pour que commence la véritable histoire d’une colonie d’artistes, lorsque Henry Bacon découvrit le lieu et le conseilla à ses amis Way et Wylie, peintres américains.

Les auberges, chambres d’hôtes pour artistes et commerces se multiplient rapidement, les habitants ayant bien compris l’intérêt commercial d’un tel engouement. (…) En août 1885, Edgar Courtois décrit le village comme « un immense atelier de peinture » dans lequel « on ne peut faire un pas sans marcher sur un vieux tube défoncé, des raclures de palettes » et rencontrer des processions « de bicycles, tricycles conduisant peintres et peintresses à leur travail en plein air ou dans les chaumières. »

Gauguin décide de rejoindre la Bretagne et annonce à Bracquemond qu’il va « faire de l’art dans un trou ».  Quand lui et différents artistes y arrivent, Pont-Aven est déjà un petit Montmartre… Sa surprise est grande lorsqu’il découvre combien ce « trou » est peuplé d’artistes. Mais Gauguin s’en réjouit et passe à Pont-Aven des semaines propices, à la pension Gloanec.

 

Paul Gauguin (1848-1903) La Vision du sermon ou La Lutte de Jacob et de l’Ange, 1888 Huile sur toile - 73 x 93 cm Édimbourg, National Gallery of Scotland Photo : D.R.
Paul Gauguin (1848-1903)
La Vision du sermon ou La Lutte de Jacob et de l’Ange, 1888
Huile sur toile – 73 x 93 cm
Édimbourg, National Gallery of Scotland
Photo : D.R.

Sources

  • La Tribune de l’Art
  • André Cariou, Gauguin et l’École de Pont-Aven, Paris, Hazan, 2015, 295 pages, 59 €, ISBN 9782754107679

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2015-07 Exposition d’Estelle JOUILI (Galerie Lee)

La Galerie Lee (9 rue Visconti  – 75006 Paris) présente actuellement les travaux d’Estelle JOUILI du 1er au 18 juillet.

Estelle JOUILI (nous-même)

Originaire du Loiret, sa vie se déroule entre la peinture (parcours de l’expression figurative à l’abstraction) et la linguistique (chargée de cours en Sciences du langage à l’Université).

Le regard porté sur le travail d’Estelle JOUILI est un regard constitué de mots sur son expression abstraite, lyrique et richement colorée : sa peinture est un langage, l’invisible se fait visible, un geste qui remue l’espace par des formes composant un univers aux énergies venant de son imaginaire.

Lire + sur le blog de l’artiste

Lire sa bio sur le blog de la Galerie Vagabonde.

la Passerelle des Arts vous invite également à découvrir Claude THOMASSET, peintre et universitaire (professeur émérite / Moyen-Age et histoire de la langue française ancienne).  Lire notre article.