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2017-08 Sculpter le temps, le projet poétique de Nobuhiro Nakanishi

« Nous sommes tous soumis au passage du temps »

© Nobuhiro Nakanishi via cheese.konbini.com/photos/

Rappelant le zootrope – jouet optique inventé en 1834 – ces installations mettent en scène différentes photographies à intervalles réguliers. L’artiste a d’ailleurs choisi de laisser un espace entre chaque image, afin de laisser à l’imagination du spectateur le soin de combler le vide entre deux photos. Une manière pour lui de questionner le temps, l’espace ou encore la mémoire :

« Nous sommes tous soumis au passage du temps, mais chacun d’entre nous le ressent et le perçoit à sa façon. Le temps lui-même n’a aucune forme ou limite et ne peut être réglé ou saisi. Lorsque nous regardons les photographies au sein de ces sculptures, nous essayons de combler les lacunes entre les images individuelles. Nous tirons de nos expériences physiques pour compléter le manque de temps et d’espace, à la fois éphémère et vague. Dans cette série, je tente de représenter le temps et l’espace comme des sensations partagées par le spectateur et l’artiste. »

Vous pouvez retrouver le travail de Nobuhiro Nakanishi sur son site personnel.

Source : konbini.com

 

2016-07 Des enfants défavorisés rencontrent Monsieur Matisse (Afrique du sud/Soweto)

Soweto (Afrique du Sud) (AFP) – L’instituteur n’en revient pas : « On se bat d’habitude pour la discipline, mais là, il n’y a pas un bruit ». Ses 64 élèves sont absorbés par leurs collages à la façon de Matisse, pendant un atelier consacré à cet artiste français dans cette école défavorisée du township de Soweto.

Dans leur cahier d’arts plastiques « Rencontre Monsieur Matisse » – distribué le matin même et financé, comme l’atelier, par des partenaires français et Standard Bank -, les enfants découvrent et commentent le papier découpé « L’Escargot », une spirale réalisée selon la technique de « la peinture avec des ciseaux ».

Au tour maintenant des écoliers d’imaginer l’animal de leur choix : nombre de filles optent pour un papillon, un garçon pour un serpent, un autre pour un dinosaure ou encore une girafe.

 ‘Les couleurs rendent heureux’

L’atelier dure juste le temps d’une matinée, « mais on plante une graine« , affirme Kathi Chapman. « Certains de ces enfants font déjà preuve de talents. On espère allumer une petite flamme au moins chez l’un d’entre eux et que certains pourront devenir des artistes. »