Archives du mot-clé Histoire de l’Art

2019-09 l’Américaine Kyle Staver pour la première fois à Paris

Kyle Staver – New York Studio School – @wikipedia

Burlesque, fantasque et expressive, la peinture de l’Américaine Kyle Staver surprend autant qu’elle réjouit.

@KyleStaver ‘2010 & Earlier’

On doit la découverte de ce talent à Gwenolée et feu Bernard Zürcher, qui ont eu un coup de cœur pour cette native de Virginia, dans le Minnesota, installée à New York et très courtisée par la critique et les collectionneurs, curieux de son parcours atypique.

Après avoir fait des études de pâtisserie, elle entre à Yale University d’où elle sort avec un diplôme de peinture. Sa vie bascule alors. «Son travail se situe dans la lignée des grands peintres figuratifs américains», raconte Gwenolée Zürcher, qui a décelé «son attachement à l’histoire de l’art, aux mythologies, sa connaissance notamment de la peinture française et italienne».


Kyle Staver à la galerie RX. 6, rue des Quatre-Fils (IIIe). Du mar. au sam. de 11 h à 13 h et de 14 h à 19 h. Tél.: 01 71 19 47 58. Jusqu’au 20 septembre.


Source : lefigaro.fr

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2019-08 L’art dans la ville, c’est inspirant et gratuit

Quimper (Finistère).  Emmanuelle Briat est une artiste plasticienne. Ou une « ambassadrice de la nature » : comme elle aime se faire désigner. C’est avec la nature, souvent dedans et toujours pour elle qu’elle crée des œuvres d’art. L’artiste landernéenne a participé au parcours artistique et poétique des Arts dînent au vert, installé au Moulin Vert par l’association Courgettes et compagnie. Entretien.


(c) Ouest France

Vous pratiquez le land art : qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’est très vaste, au départ ça n’avait rien à voir avec l’écologie. Land art, c’est travailler dans l’environnement. Mon but c’est de mettre en avant le végétal, sensibiliser à la nature, mettre en relation l’art, l’environnement, les être humains. Le land art peut être pérenne.

À quoi ça sert, l’art dans la ville ?

Même si je travaille en land art, j’aime beaucoup travailler dans la ville. On sort des galeries, on sensibilise les gens à l’art, à l’environnement. Parfois, cela crée des situations conviviales. C’est instigateur de création. Je fais des ateliers avec des enfants ou des adultes. On se rend compte de l’effet que cela a : je revois un adulte, à quatre pattes en train de faire une petite cabane, me dire : « Je me sens vraiment comme en enfance ». Les enfants, beaucoup devant leurs écrans, c’est leur montrer qu’on peut aller dehors et faire quelque chose. Et c’est gratuit !


Source :  Ouest France

2019-10 Sciences-Po Lille ‘La création arabe dans le champs artistique mondial’

Deux cycles de cours d’histoire de l’art sont proposés pour cette année 2019-2020. Pour démarrer l’année, cette leçon inaugurale consacrée à l’irruption de la création arabe est en accès libre et se déroulera à Sciences Po Lille.

Ces cours sont destinés à un public tant de passionnés que de curieux. Aucun pré-requis en histoire de l’art n’est nécessaire pour aborder ces enseignements :

  • PICASSO ET LE MONDE ARABE
  • LES ARTS POPULAIRES DANS LE MONDE ARABE

Chargé de mission à l’Institut du monde arabe, Mario Choueiry est diplômé de l’École du Louvre et de l’IEP de Paris. Il enseigne l’histoire de l’art moderne à la Sorbonne Abu Dhabi et à l’École du Louvre.

source : unidivers.fr

2019-02 Ces livres anciens renferment des illustrations cachées

Quand la tranche d’un livre cache une mystérieuse illustration. Ces fresques (Fore-Edge Painting) que l’on peut découvrir sur la tranche de certains livres anciens sont le fruit d’un travail très minutieux. Cette méthode qui consiste à peindre un petit peu le bord de chaque a pris naissance au cours du Moyen Age européen, mais s’est  fait connaître au milieu du 17ème siècle et a perduré jusqu’au 19ème siècle.

Il existait même des livres qui avaient trois peintures sur la tranche, l’une quand on pliait les pages dans un sens, une autre quand on les pliait à l’envers et une dernière directement sur la tranche.

Sources : Limportant_fr ; golem13.fr ; laboiteverte.fr ;

(c) laboiteverte.fr

2018-12 L’histoire des Noirs dans la peinture

« On a tendance à penser qu’étudier l’art sous le prisme de la couleur est une entrée communautaire, ce qui est faux. »

Employees pose for photographers with an oil painting of black African muslim, Ayuba Suleiman Diallo, a freed slave, painted in 1733 by William Hoare, during a photocall at the National Portrait Gallery in London, on July 7, 2010. The gallery Wenesday launched an appeal to raise 100,000 GBP to aquire the image. AFP PHOTO / BEN STANSALL (Photo by BEN STANSALL / AFP)

Que dit la peinture de la perception des Noirs dans les sociétés européennes du XIVe au XXe siècles ? Après avoir étudié près de 5 000 tableaux sur lesquels figurent des personnages noirs, Naïl Ver-Ndoye et Grégoire Fauconnier en ont tiré l’anthologie Noir : entre peinture et histoire.

Cet ouvrage dense met en lumière des figures restées dans l’ombre de l’histoire de l’art. Leurs trajectoires singulières, du diplomate au soldat en passant par le domestique, éclairent l’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique.

Entretien avec Naïl Ver-Ndoye, professeur d’histoire-géographie.

Au-delà des préjugés, vous expliquez que les peintres ont eu du mal à reproduire la couleur des Noirs…

Les peintres ont fait de nombreuses expérimentations pour obtenir une teinte comme la mienne, c’est-à-dire marron. Il fallait faire des mélanges, travailler les pigments et le reflet de la lumière sur la peau. Or la lumière ne se reflète pas de la même manière sur les peaux noires ou blanches. On remarque cette difficulté dans les tableaux de Véronèse [1528-1588] datant de la Renaissance.

Le Radeau de la Méduse, exposé au Louvre, est l’un des tableaux les plus connus du grand public. On y voit trois hommes noirs. Le peintre Géricault les a volontairement ajoutés. Pourquoi ?

C’est un tableau militant. Géricault [1791-1824] raconte le naufrage d’une frégate coloniale sur les côtes mauritaniennes, le 2 juillet 1816. Sur le radeau, il fait figurer trois hommes noirs, dont un appelle au secours avec un haillon blanc. Pour les peindre, il s’est servi du même modèle, Joseph, un homme noir très connu à Paris. Il peint trois hommes alors qu’un seul a survécu au naufrage, pour interpeller sur le sort des Noirs et dénoncer la traite négrière.

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Sources : babelio.com  (« Noir » de Grégoire Fauconnier et Naïl Ver-Ndoye ; 27/09/2018)  ;  lemonde.fr