Archives du mot-clé graffitis

2020-05 Le Tour du Monde en Street Art

Les street artistes du monde entier s’en sont visiblement donné à cœur joie lors de leurs brèves sorties en temps de confinement pour égayer les murs des villes, rendre hommage aux soignants, bousculer le virus et rappeler les consignes de sécurité face à la pandémie.

Tour de piste avec Francetvinfo

StreetArt_Harry Greb (Rome, Italie)

Pour fêter l’anniversaire de Rome, fondée selon la légende le 21 avril moins 753 avant J.C. de la main de Romulus, l’artiste italien Harry Greb (qui a pris pour pseudo le nom d’un boxeur américain ) lui a rendu hommage avec cette oeuvre représentant l’actrice de Mamma Roma (film de Pier Paolo Pasolini, 1976) Anna Magnani.

2020-05 Le Tour du Monde en Street Art

Les street artistes du monde entier s’en sont visiblement donné à cœur joie lors de leurs brèves sorties en temps de confinement pour égayer les murs des villes, rendre hommage aux soignants, bousculer le virus et rappeler les consignes de sécurité face à la pandémie.

Tour de piste avec Francetvinfo

Primo Banksy (Madrid, Espagne)

Primo Banksy (Madrid, Espagne)

Une oeuvre inspirée du peintre Vélasquez réalisée calle San Cristobal au centre de la capitale espagnole. « Personne n’est mort de cela », a écrit l’artiste en légende sur Instagram.

[Art urbain] New York se dote de fresques géantes

New York agrandit encore sa collection de fresques géantes !

Août/septembre 2018 : Après les murals de Little Italy et de la High Line ou la galerie à ciel ouvert de Bushwick, il y a du nouveau à New York : l’artiste de rue brésilien Eduardo Kobra vient d’achever plusieurs projets géants.

Dernières fresques en date :

  • un formidable hommage aux pompiers de New York vient d’être dévoilé sur un mur aveugle d’un immeuble de Midtown. « The braves of 9/11 » représente un pompier agenouillé, rendant les honneurs à ses camarades et aux civils morts lors des attentats du 11 septembre 2001, sur fond de bannière étoilée. L’adresse : 780 3rd Avenue, entre 48th et 49th Street.
  • Hommage à Gandhi et Mère Teresa : fin août 2018, Eduardo Kobra a également signé un immense face à face entre Gandhi et Mère Teresa sur un immeuble du quartier de Chelsea. Rendez-vous à l’angle de la 18th Street et de la 10th Avenue.
  • un portrait géant de David Bowie, dans le rôle de Ziggie Stardust. Dévoilé en 2017, ce mural de près de 55 mètres de haut se trouve sur un immeuble au 837 Jersey Avenue.

sources : wikipedia  ;  biographie    ;  cnewyork.net   ;

permalien : https://wp.me/p5riis-18k

2018-11 L’art urbain, de la subversion à la subvention

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles connaît depuis des années une vague d’interventions artistiques en marge des institutions habituellement en charge de la gestion de la culture dans l’espace public. Du street art aux arts performatifs (1), un large éventail de pratiques créatives ponctue désormais l’espace et le temps des usagers de la ville.

 

Avec l’art urbain apparaît une nouvelle valeur : l’identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d’une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l’on critique tel graffiti comme étant laid ou impertinent, alors qu’il affirme l’identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque  contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute objection une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance inconditionnelle de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée ab ovo comme atteinte à une identité présupposée légitime.

Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité – de fait réprimées régulièrement par la police et occasionnellement condamnées par la justice dans le cas des graffitis–, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance de la part du public, puis de la part des institutions – monde de l’art pour commencer, autorités publiques pour suivre, marché privé enfin.

Œuvre de Bonom et Lork, à la gare d’Etterbeek

Pendant plusieurs années, Bonom [Vincent Glowinski] a investi l’espace public bruxellois sur de larges pans de murs, devenus supports d’un bestiaire imaginaire peuplé de squelettes d’espèces animales préhistoriques, de divers mammifères, d’insectes ou de créatures marines. (voir vidéo).

Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?  La question des « street art tours » témoigne de l’ambiguïté de la situation. L’émergence de « visites guidées » des graffitis et œuvres de street art bruxellois – comme dans d’autres villes – est d’abord le fait d’amateurs éclairés, quand ce ne sont pas des graffeurs eux-mêmes. Cf vidéo « Le bus du Parcours Street Art« .

L’art urbain d’aujourd’hui, même s’il développe d’autres formes, se trouve aux prises avec les mêmes défis de résistance au système (animée par une volonté de contestation), d’infiltration du système (conduite par une stratégie de visibilité), ou de complaisance envers le système (poussée par un désir de reconnaissance).

Source :  theconversation.com

Autres documents

(1) Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un artiste, face à un public. L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par Wikipédia


Permalien : https://wp.me/p5riis-Ke