Archives du mot-clé graffeurs

2019-09 Le quartier des artistes du Cours Julien

Situé en plein cœur du centre-ville, le Cours Julien est l’un des quartiers les plus vivants de Marseille, de jour comme de nuit. C’est aussi le plus grand quartier consacré au street art en France, puisque ses murs sont tapissés de graffs et de fresques décoratifs réalisés par des artistes locaux.

photomontage de madeinmarseille.net

 

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2019-01 Jean-Michel Basquiat, l’enfant radieux aux pieds nus

« Inscrite dans le XXe siècle finissant, l’œuvre de Basquiat ne cesse d’affirmer son caractère précurseur pour le XXIe siècle. Répétition, collage, inscription fonctionnant en réseaux, font de lui une figure annonciatrice de l’ère d’Internet telle que nous la connaissons aujourd’hui. Lorsqu’il disparaît en 1988, la révolution numérique commence à se propager. Elle fait écho à l’accélération des échanges culturels planétaires à travers la globalisation, la mondialisation ou la « mondialité » pour reprendre le terme d’Édouard Glissant [grand écrivain martiniquais (1928-2011)]. » (Suzanne Pagé, 2018, notice de l’exposition).

Né le 22 décembre 1960 à New York dans une famille de classe moyenne dont la mère est d’origine portoricaine et le père d’origine haïtienne, ce qui explique un nom très francophone (l’artiste parlait d’ailleurs couramment les trois langues, l’anglais, l’espagnol et le français). Enfant, il fut sensibilisé à l’art, visitant notamment (et souvent) le MoMA (le très célèbre Musée d’art moderne de New York). Son univers d’enfant fut la boxe, le jazz et l’art. Les parents divorcés, il a vécu deux ans à Porto Rico pendant son adolescence puis retourna à New York.

« Je ne suis pas un artiste noir. Je suis un artiste. »

En 1980, Jean-Michel Basquiat rencontra Andy Warhol (1928-1987) avec qui il a eu plus tard (1982-1985) une collaboration très fructueuse à laquelle une salle entière de l’exposition de la Fondation Louis Vuitton a été consacrée. Les deux artistes sont devenus rapidement de bons amis. Andy Warhol fut cependant critiqué pour avoir voulu « exploiter » son ami : « C’est moi qui ai aidé Andy Warhol à peindre ! Cela faisait vingt ans qu’il n’avait pas touché un pinceau. Grâce à notre collaboration, il a pu retrouver sa relation à la peinture. (…) La production de peintures collectives nous a permis d’affirmer notre identité, chacun donnant à, prenant de, affectant l’autre. » (Jean-Michel Basquiat).

Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans, il y a trente ans, le 2 août 1988, à New York, d’une overdose de cocaïne et d’héroïne.


Sources :  agoravoxwikipédiabeaux-arts ; le site institutionnel

Les photographies des œuvres de Jean-Michel Basquiat, sauf la première et la dernière, sont issues du site www.fondationlouisvuitton.fr


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2018-11 L’art urbain, de la subversion à la subvention

Comme toutes les grandes villes européennes, Bruxelles connaît depuis des années une vague d’interventions artistiques en marge des institutions habituellement en charge de la gestion de la culture dans l’espace public. Du street art aux arts performatifs (1), un large éventail de pratiques créatives ponctue désormais l’espace et le temps des usagers de la ville.

 

Avec l’art urbain apparaît une nouvelle valeur : l’identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d’une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l’on critique tel graffiti comme étant laid ou impertinent, alors qu’il affirme l’identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque  contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute objection une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance inconditionnelle de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée ab ovo comme atteinte à une identité présupposée légitime.

Réalisées à l’origine dans la clandestinité et en toute illégalité – de fait réprimées régulièrement par la police et occasionnellement condamnées par la justice dans le cas des graffitis–, leurs auteurs ont gagné d’abord en reconnaissance de la part du public, puis de la part des institutions – monde de l’art pour commencer, autorités publiques pour suivre, marché privé enfin.

Œuvre de Bonom et Lork, à la gare d’Etterbeek

Pendant plusieurs années, Bonom [Vincent Glowinski] a investi l’espace public bruxellois sur de larges pans de murs, devenus supports d’un bestiaire imaginaire peuplé de squelettes d’espèces animales préhistoriques, de divers mammifères, d’insectes ou de créatures marines. (voir vidéo).

Du point de vue des créateurs, comment cumuler une volonté de contestation du système avec le désir d’une reconnaissance par le public et les institutions, au risque de se voir associés à des missions de type socio-économique (dynamiser la vie de quartier) ou touristique (augmenter l’attractivité de la ville) ?  La question des « street art tours » témoigne de l’ambiguïté de la situation. L’émergence de « visites guidées » des graffitis et œuvres de street art bruxellois – comme dans d’autres villes – est d’abord le fait d’amateurs éclairés, quand ce ne sont pas des graffeurs eux-mêmes. Cf vidéo « Le bus du Parcours Street Art« .

L’art urbain d’aujourd’hui, même s’il développe d’autres formes, se trouve aux prises avec les mêmes défis de résistance au système (animée par une volonté de contestation), d’infiltration du système (conduite par une stratégie de visibilité), ou de complaisance envers le système (poussée par un désir de reconnaissance).

Source :  theconversation.com

Autres documents

(1) Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un artiste, face à un public. L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par Wikipédia


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2017-08 Dans la tête d’un graffeur #streetart

Venu des États-Unis dans les années 80, le graff a gagné en notoriété au point d’être érigé au rang de street-art. Mais pour beaucoup, ça reste un moment de liberté commencé un soir dans la rue, entre potes.

La ville d’Argancy propose une expo éphémère dédiée aux graffs, réalisés par trente-sept graffeurs différents venus de toute la France. Skule, alias Matthieu Lipinski a coordonné l’opération.

Lire+ sur republicain-lorrain.fr

Argancy est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est. Le territoire de la commune couvre trois villages : Argancy, Rugy, et Olgy. Wikipédia

2016-12 Street Art… ces villes qui attirent les visiteurs

… un intéressant voyage dans les villes (Miami, Détroit, New-York,  Bristol, Berlin, Barcelone et même Paris) qui offre un panorama de l’art contemporain à ciel ouvert.

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Nombreux sont ceux qui ont laissé libre cours à leur imagination et à leur talent sur des murs ou des palissades métamorphosés en toiles avec des graffitis, des pochoirs ou codes QR. Et qui s’y sont fait un nom. Les Américains Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou encore le Britannique Banksy et le Français JR font partie des noms rendus célèbres grâce à ce mouvement d’expression coloré qui ne cesse de prendre de l’ampleur auprès du public… et des galeries d’art.

A découvrir ou redécouvrir

source :  lefigaro.fr

lire+ sur notre blog (requête mot clé : « street art« )    Grenoble – festival Street Art  ;  Des street artists décorent un village français abandonné par son promoteur ;    E-revue de presse de l’Art (1)  ;   L’Art Urbain, ce qui se dit sur le Web… 

lien court : http://wp.me/p5riis-3O

=> lire également l’intéressant panorama des « Cultures urbaines », présenté par JNL  (merci !)