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L’habileté picturale de Lu Tchi

Lu Tchi (1), né en 1477 et originaire de Ning-Po (ville portuaire située au nord-est de la province du Zhejiang [Tche-kiang] en Chine) n’était âgé que de 20 ans quand il fut appelé à la cour de Pékin, où il sera comblé d’honneurs.

Sa spécialité fut la peinture décorative (fleurs et oiseaux), qu’il exécutait dans le style de l’Académie Song. Ses œuvres sont de grandes dimensions et conçues pour orner les grandes salles des palais. Son style s’inspire directement de la technique à main levée de Lin Liang.

Lu Tchi était l’un des plus célèbres artistes de son temps et exerça une grande influence sur le XVIII ème siècle.

(1) également appelé Lü Ji ou Liu Chi ou Lü Chi ou Lü Ki (surnom : Tingzhen, nom de pinceau : Leyu)

Photos : Lü Ji, Birds in Osmanthus and Chrysanthemum, 190x106cm, Palace Museum, Beijing (original et détail)

Gao Xingjian, écrivain et peintre

Gao Xingjian né le 4 janvier 1940 à Ganzhou en Chine, est un écrivain, dramaturge, metteur en scène et peintre français et chinois. En 1987, il quitte la Chine et s’installe à Paris, puis obtient la nationalité française en 1998. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 2000.

Gao utilise des matériaux chinois traditionnels (papier de riz, pinceau en poil de chèvre) et module son encre noire en centaine de nuances. Cependant, il utilise aussi des techniques occidentales pour ses drapés, glacis translucides et effets de profondeur. Depuis 1978, il utilise exclusivement l’encre de Chine.

Réalisés à l’encre de Chine, ses tableaux, de toutes dimensions, conjuguent abstraction, figuration et panthéisme.

Sources : Wikipedia ; Babelio ; Appel pour une nouvelle renaissance ; Artnet ; Citations ;

Permalien : https://wp.me/p5riis-2iV

[Peintres] Valérie Betoulaud, son travail sur des fragments de ‘mémoire collective’

Valérie Betoulaud, née en 1964, est diplômée en communication visuelle des arts appliqués. Elle commence sa carrière comme directrice artistique dans la communication, puis travaille comme graphiste et illustratrice free-lance pour la presse, les agences de design ainsi que des bureaux de style en décoration. Depuis quelques années, elle montre son travail dans des salons d’art contemporain et plusieurs galeries (ndlr : Galerie 1809).

Son travail…

Valérie dessine à l’encre de chine, au lavis, elle superpose les taches de couleurs au noir et blanc de l’encre, comme d’anciennes photographies colorisées. Elle redessine jusqu’à agrandir en très gros plan des détails, des scènes de vie presque effacées, elle assemble et compose chaque image à partir de figures du passé. A chacun d’y retrouver son histoire… (ndlr : Galerie de Francony)

Pour la contacter, consulter sa homepage

@ GaleriedeFrancony ; Galerie1809; http://www.valeriebetoulaud.com

Zao Wou-Ki, esthète de l’Art des ‘Chinoiseries’

Zao Wou-Ki (1920-2013) est rattaché, dans les années 1950, à la nouvelle École de Paris, puis à l’abstraction lyrique avant de devenir, selon la définition de Claude Roy « …Un grand peintre qui poursuit dans son œuvre une dizaine au moins de grands siècles de l’art chinois, et qui est un des meilleurs peintres modernes de l’Occident. »

Zao Wou-Ki dans son atelier de campagne vers 2000, devant 11.08.99 – Eclipse et le grand triptyque Hommage à mon ami Henri Michaux terminé en mars 2000, ©Guillaume de Laubier / Zao Wou-Ki

Son œuvre est vaste. Elle comprend les peintures réalistes de ses premiers tableaux qui sont surtout des portraits, quelques natures mortes et des paysages (1935-1949), ainsi que des huiles sur toiles de grands formats inspirées de Paul Klee qui tendent vers l’abstraction à partir des années 1950. Il explore l’abstraction lyrique dans les années 1960. Il est également reconnu pour ses encres de Chine et ses calligraphies et aquarelles. Il explore le thème de la lumière diurne ou nocturne dans une série d’œuvres poétiques intégrant simplement la représentation des astres lunaire et solaire.

« De mes souvenirs d’enfance, en dehors de mes parents, il ne me reste qu’une seule image : celle de faire des taches, de peindre. Ce désir ne m’a jamais quitté. Mais dans ma mémoire la plus lointaine, elle est associée à celle de lutter contre ce que je voyais, enfant, quotidiennement, de l’art chinois, ce que l’on appelle à juste titre en France, chinoiseries », confesse Zao Wou-Ki dans son Autoportrait coécrit avec Françoise Marquet, sa dernière épouse (éd. Fayard, 1988)

Il a été profondément influencé par les grands peintres français (Matisse, Cézanne, Renoir) et par Picasso ou Modigliani ou Paul Klee. Il rencontre Henri Michaux et Pierre Soulages. En 1948, il s’installe à Paris et fréquente l’académie de la Grande Chaumière (quartier Montparnasse).

La Fondation Zao WouKi a pour but de promouvoir la vie et les oeuvres du peintre.

Sources : Wikipédia ; Connaissances des Arts ; Exposition de l’Hôtel de Caumont du 19 mai au 10 octobre 2021 – « Il ne fait jamais nuit » (Aix-en-Provence) ; Les oeuvres lumineuses de Zao Wou-Ki ; Barnie’s ;

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[Dessins] Le Tatouage…

Mode de marquage utilisé pour l’identification des esclaves, des prisonniers ou des animaux domestiques, le tatouage est surtout connu comme dessin décoratif et/ou symbolique permanent effectué sur la peau.

Auparavant, il était le plus souvent effectué avec de l’encre de Chine ou des encres à base de charbon ou de suif. De nos jours il s’agit plus d’encres contenant des pigments industriels. Il existe différentes couleurs d’encre et même une encre transparente qui ne réagit qu’à la lumière noire : ce type de tatouage est appelé tatouage « UV » ou « Blacklight »1. Le tatouage est considéré comme un type de modification corporelle permanente.

Le tatouage est pratiqué depuis plusieurs milliers d’années dans le monde entier. Il est une pratique attestée en Eurasie depuis le Néolithique et peut être réalisé pour des raisons symboliques, religieuses ou esthétiques.

Le mot vient du tahitien tatau, qui signifie marquer, dessiner ou frapper et dérive de l’expression « Ta-atuas ». La racine du mot, ta signifie « dessin » et atua signifie « esprit, dieu ».

Recommandations : La France dispose d’une réglementation sanitaire depuis 2008, définie par le décret no 2008-149 du 19 février 2008 qui fixe les conditions d’hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage avec effraction cutanée et du perçage, et modifie le code de la santé publique (dispositions réglementaires).

Source : Wikipédia ; décret n° 2008-149 ; Tatouage : ce que vous devez savoir | economie.gouv.fr ; leparisien.fr ;