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Sargent, une sensibilité artistique complexe

John Singer Sargent (1856-1925) naît à Florence (Toscane, Italie) et y commença ses études. Il vécut en grande partie en France, où il étudia à l’Ecole des Beaux-arts, puis visita l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, le Moyen-Orient, les Etats-Unis pour y puiser inspiration, couleurs, techniques…

Sargent est particulièrement connu pour son habileté dans les portraits, caractérisés par un style sophistiqué, une virtuosité visuelle et une certaine audace théâtrale. Il réalise sur commande des portraits d’hommes et de femmes les plus célèbres, riches ou puissants d’Europe ou des États-Unis.

On compte environ 900 toiles et 2000 aquarelles. Ce fut aussi un dessinateur. Il est proche du courant de l’impressionnisme américain.

Malgré une longue période de critiques défavorables, la popularité de Sargent reprit dans les années 1950 dans l’espace anglophone. Dans les années 1960, une certaine renaissance de l’art victorien et de nouvelles études sur Sargent confortèrent sa réputation en Angleterre et aux États-Unis.

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L’Albaydé, langueur et sensualité orientales

Alexandre Cabanel – ‘Albaydé’ – 1848 – Huile sur toile, 0,98 x 0,80 m.

Albaydé s’inspire du XXVIe poème des Orientales, dans lequel Hugo évoque allégoriquement la fragilité de l’amour et le caractère vain de l’attachement aux êtres (évoqué peut-être par le liseron).

Alexandre Cabanel (1823-1889) est un peintre français, considéré comme l’un des grands peintres académiques, du Second Empire, dont il est l’un des artistes les plus admirés.

La célébrité lui vient avec la Naissance de Vénus exposée au Salon de 1863 qui est immédiatement achetée par Napoléon III pour sa collection personnelle et qui entre au musée du Luxembourg en 1881 (le tableau est conservé à Paris au musée d’Orsay). Il passe un contrat avec la maison Goupil pour la commercialisation de reproductions en gravure de la Naissance de Vénus.

Alexandre Cabanel, homme de conviction, fut soit loué, soit détesté. Membre du jury du Salon des artistes français, il montre une farouche opposition à l’égard de toute tendance novatrice, à quelques exceptions près (il défend Frédéric Bazille au Salon de 1869).

Sources : Wikipédia ; Albaydé, analyse du tableau ; les Orientales (Victor Hugo) ; Les Orientales (extraits)


Les tronçons du serpent
Je veille, et nuit et jour mon front rêve enflammé,
Ma joue en pleurs ruisselle,
Depuis qu’Albaydé dans la tombe a fermé
Ses beaux yeux de gazelle.
Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu,
Et m’aimait sans mélange,
Et quand elle croisait ses bras sur son sein nu,
On croyait voir un ange ! …
Victor Hugo
Extrait des Orientales, 1829

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Eugène Leroy, le peintre du contre-jour

D’après la Ronde de nuit, huile sur toile, d’Eugène Leroy, 1990. Collection particulière/Photo Jörg von Bruchhausen/ ADAGP, Paris, 2022 – source @lefigaro.fr

Pour un personnage, c’est un personnage. Eugène Leroy (1910-2000) est cet homme étrange qui laisse derrière lui un corpus halluciné d’autoportraits de plus en plus fantomatiques, de nus noyés dans la matière où se cachent ses femmes aimées, Valentine, puis Marina, de paysages irréels sous la lumière laiteuse du Nord, de grands tableaux agités, références aux maîtres qui se devinent sous la métamorphose. (lefigaro.fr/arts)

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une importante rétrospective à Eugène Leroy [Plein tarif: 12€]. Cette exposition du 15 avril au 28 août 2022 rassemble environ cent cinquante œuvres (peintures et œuvres graphiques), significatives de l’évolution du travail de l’artiste. (cf. vidéo)

=> Dossier de presse sur les toiles exposées.

Sa production s’est développée sur plus de soixante ans en s’appuyant autant sur la sensation du réel que sur une vision idéale de la peinture. Eugène Leroy a cherché à saisir une vérité de la perception tout en gardant l’émotion qui la rend possible. « Tout ce que j’ai essayé en peinture c’est d’arriver […] à une espèce d’absence presque, pour que la peinture soit totalement elle-même » commente-t-il en 1979. Il retravaille ses toiles, parfois sur plusieurs années, jusqu’à la quasi-disparition du sujet.

En 1931, il entame, à l’école des beaux-arts de Lille, de courtes études, qu’il poursuit à Paris par des cours de dessin à l’académie de la Grande Chaumière. Se considérant « pas fait pour les études », ni les intrigues et « les courses à la carrière m’ont tout de suite hérissé », il retourne dans le Nord et fait des études de lettres. Eugène Leroy a longuement mené de front son activité de peintre et une carrière d’enseignant de latin et de grec.

Sources : Wikipedia ; Musée d’Art moderne de Paris ; lefigaro.fr ; artnet ; Paris-Musées ;

(de gauche à droite)

  • Marine
  • Staand naakt, 1973
  • The house with the red roof, 1950 – oil on canvas, 50 x 60 cm
  • Two seated nudes, 1958 – oil on canvas, 100 x 73 cm

Ci-dessous, self portrait => agrandissement pour l’observation du travail de la matière

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Henri Tanoux, poète du nu féminin

Adrien-Henri Tanoux – ‘Harem Beauty’

Antoine Auguste Adrien Henri Tanoux (1865-1923) a évolué vers la peinture de genre, les portraits et les scènes orientalistes. Il acquit une place durable comme peintre de nu et pratique aussi le paysage.

Wikipedia

Portraits de femmes en chapeaux… par Jean-Pierre Cassigneul

Jean-Pierre Cassigneul est un peintre français connu pour ses portraits de femmes en chapeaux qui rappellent l’avant-garde française postimpressionniste, notamment les œuvres de Pierre Bonnard et Edouard Vuillard.

Né le 13 juillet 1935 à Paris, il étudie à l’École des beaux-arts avant d’y présenter sa première exposition solo à l’âge de 17 ans. Un an plus tard, il est nommé membre du Salon d’Automne. De 1956 à 1960, il étudie sous l’égide du peintre Roger Chapelain-Midy et à partir de 1965 il expose à la galerie Bellechasse à Paris. Il présente ses œuvres à travers l’Europe, le Japon et les États-Unis et illustre de nombreux livres dont Le Tour de Malheur de Joseph Kessel.

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