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[Peintres] Chardin, peintre de la vie quotidienne

Chardin ‘La Blanchisseuse’ 1735-1737 – Ed. Herscher

« On ne peint pas seulement avec des couleurs, on peint avec le sentiment. »

Jean Siméon Chardin, né le 2 novembre 1699 à Paris, mort dans la même ville le 6 décembre 1779, est considéré comme l’un des plus grands peintres français et européens du XVIIIe siècle. Il est surtout reconnu pour ses natures mortes, ses peintures de genre et ses pastels.

Il était l’un des peintres préférés de Diderot, un « magicien » de la nature morte. Reconnu « dans le talent des animaux et des fruits » par l’Académie royale de peinture et de sculpture a également joué un rôle très important au Salon, pour lequel il occupa une charge officielle [trésorier] durant plusieurs années. Il fut plus admiré au XIXe siècle que de son vivant.

On écrivit sur lui… « Son premier maître fut la nature : il avait porté en naissant l’intelligence du clair-obscur, et il s’attacha de bonne heure à perfectionner ce talent si rare, persuadé que c’est la couleur qui fait tout le charme de l’imitation, et qui donne à la chose imitée un prix qu’elle n’a pas souvent dans la réalité. (…)  » [Anonyme, « Éloge historique de M. Chardin », dans Le nécrologue des Hommes illustres, 1780 ]

Sources : Wikipédia; Rivages de Bohême ; beaux-arts ; wikiart ; geo.fr ;

[Art et tableau] La Blanchisseuse (Chardin)

Jean-Siméon Chardin « The_Laundress/La Blanchisseuse » @wikipédia_WGA04761 – années 1730, huile sur toile, 38 × 48 cm, musée de l’Ermitage.

 

Jean-Siméon Chardin « La Blanchisseuse » (extrait)

L’œuvre est signée en haut à gauche Chardin. Elle provient de la collection Crozat achetée dans sa majeure partie par Catherine II sur les conseils de Diderot, en 1772. Elle appartient à la première partie des scènes de genre peintes par Chardin entre 1733 et 1740.

Elle représente dans un intérieur paysan une jeune blanchisseuse en coiffe blanche occupée à laver son linge dans un baquet. Vêtue d’une robe bleue recouverte d’un caraco jaune-brun et d’un tablier blanc, elle regarde vers la gauche. Cette scène intime et tendre est éclairée grâce à la porte du fond ouverte sur une lingère vue de dos occupée à suspendre son linge. Un petit garçonnet assis sur une chaise est en train de faire une bulle de savon. Derrière lui, un chat somnole.

source :  Chardinnotes sur l’oeuvreLes blanchisseuses à ParisLavanderia (blanchisseuses)  ; musée de l’Ermitage  ;

Autoportrait aux besicles (1771), pastel, 46 × 38 cm, Paris, musée du Louvre.

 

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Voir également :  Les Blanchisseuses (Marie-Louise Petiet)  ;