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[Architecture] Oscar Niemeyer, bâtisseur d’utopies

Oscar Niemeyer, le Théâtre populaire de Nireroi, au Brésil. © Marcelo Sayao/EPA/MAXPPP

 

Avec lui, toutes les formes sont permises : vasques, fleurs, cuillères, rubans, boomerangs…

Œuvre atypique en effet que celle de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer (1907-2012). Qui ne s’inscrit dans aucune école, mais s’ingénie à multiplier les formes : bâtiments en vasque, en coupole, en déferlante, en fleur, en cratère ; toits en dos de cuillère, en boomerang, en page de livre ouvert, en paysage montagneux ; rampes d’accès en spirale, en copeau, en ruban ; ouvertures en boutonnière, clocher en fourche… tout un vocabulaire qu’il déroule à l’infini.

Associant parfois des formes opposées dans un même ensemble. Ainsi le Congrès de Brasília comporte-t-il deux tours verticales, une barre horizontale, un bâtiment en demi-sphère et un autre en vasque. « Je déteste la monotonie », explique-t-il, rappelant que « l’architecture est affaire d’invention ». « Tu fais du baroque, mais tu le fais bien », résumait son ami Le Corbusier en visitant Brasília.

Biographie :  wikipedia ; Top 10 des plus belles réalisations  ; Brasilia et Oscar Niemeyer ;

[Art et Culture] Davi Kopenawa, chaman et chef indigène

Alors que s’ouvre à la Fondation Cartier la rétrospective de la photographe Claudia Andujar, qui a consacré son œuvre à la défense du peuple Yanomami, au Brésil, le leader indigène alerte sur les nouvelles menaces.

Entretien. Il a l’autorité naturelle d’un pape ou d’un prince, en beaucoup plus simple. A 54 ans, silhouette bonhomme, mains costaudes, Davi Kopenawa, chaman et leader du peuple indigène yanomami du Brésil, est un homme en colère. Face à la destruction de la forêt et à l’avancée meurtrière sur ses terres des trafiquants de bois et autres « garimpeiros », les orpailleurs clandestins, il sonne l’alarme aux quatre coins du monde.

En décembre 2019, à Stockholm, il a reçu le Right Livelihood Award, connu comme le « prix Nobel alternatif ». A la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris, le 30 janvier, il a ouvert la formidable rétrospective consacrée à la photographe Claudia Andujar aux côtés de l’artiste-activiste et de l’anthropologue Bruce Albert.

source :  lemonde.fr

Une famille yanomami réunie autour dun hamac fait de fibres de bananier.© 1980 Victor Englebert / Survival

2019-10 Un projet d’art urbain de 10.000 mètres carrés (São Paulo, Brésil)

C’est une œuvre urbaine gigantesque qui prend forme dans le centre de São Paulo. Composée de calamars, de méduses et d’autres créatures marines fantastiques, cette immense fresque murale colorée recouvre déjà six murs situés au coin de la Rua Major Sertório et de la Rua Bento Freitas.

L’idée de ce projet d’aquarium urbain (Projeto Aquario Urbano) est de battre le record Guinness de la plus grande fresque murale du monde et de sensibiliser davantage aux questions environnementales et urbaines.

« Nous avons l’intention de faire la plus grande œuvre d’art urbain au monde. Il existe 15 bâtiments interconnectés. Il s’agit donc d’un tableau de plus de 10.000 mètres carrés. Les œuvres sont reliées, ce qui rend le tout est immersif. C’est un emplacement privilégié au centre de Sao Paulo« , explique Felipe Yung, un graffeur brésilien qui participe à l’élaboration de cette œuvre avec d’autres artistes.

Source/Liens utiles :


Permalien : https://wp.me/p5riis-10u

2017-05 Un musée à ciel ouvert (Brésil, institut Inhotim)

C’est au Brésil qu’il faut se rendre pour visiter l’un des plus grands musées à ciel ouvert au monde : Inhotim. On y découvre plus de mille œuvres d’art au milieu d’une végétation foisonnante, plongeant le visiteur dans un enchantement permanent.

© Eric Garault/Picture Tank pour VSD

C’est au bout d’une petite route de l’État du Minas Gerais, à 60 kilomètres de Belo Horizonte, au sud-est du Brésil, que l’institut Inhotim accueille le visiteur. Qu’il élabore son plan de visite ou décide de marcher au hasard des palmiers du monde entier, il ira de surprise en surprise. Inhotim est un immense jardin botanique de 1 000 hectares qui réunit une collection de mille trois cents œuvres d’art dont la moitié est exposée dans la nature ou bien dans vingt-trois pavillons dédiés à de grands noms de l’art contemporain.

© Eric Garault/Picture Tank pour VSD- Le tracteur de Matthew Barney

« Inhotim est un état d’esprit. Nous avons voulu créer un environnement créatif qui permette de se relier au monde de façon plus critique et consciente, faisant changer sa perception face aux enjeux de la vie », précise précise le créateur des lieux Bernardo Paz, un millionnaire ayant fait fortune dans l’extraction du minerai de fer. « Quand on arrive stressé à Inhotim, au bout de 40 minutes on redevient un enfant et on ne veut plus en sortir« .

Pour l’artiste brésilien Marcius Galan, le jardin d’Inhotim facilite le contact du public non initié à l’art contemporain. «Ici, la relation à l’art est moins sérieuse que dans d’autres musées. On ne se dit pas «il faut y aller, il faut comprendre». Le public aborde les œuvres tout en déambulant dans le parc, il peut respirer entre l’une et l’autre, il ne sort pas fatigué de la visite

Source :  VSD.FR

Autres sources : letemps.ch ; nouvelobs.com ; wikipédia