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Marie Bashkirtseff, diariste, peintre et sculptrice

Marie Bashkirtseff, née Maria Kostiantynivna Bashkirtseva, 1858-1884, est issue d’une famille noble ukrainienne et fortunée et grandit à l’étranger, voyageant à travers l’Europe avec sa mère, qui l’adorait. Elle étudia la peinture en France à l’Académie Julian, l’une des rares en Europe à accepter les femmes.

Elle produisit une oeuvre importante en regard de sa vie brève ; ses tableaux les plus connus sont Un meeting, représentant des enfants mendiants à Paris, et l’Atelier des femmes, ses compagnes artistes au travail. Beaucoup de ses oeuvres seront néanmoins détruites par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
À 12 ans, elle commença à tenir son journal en français, ce qui contribua beaucoup à sa célébrité. Ses lettres, notamment une correspondance avec Guy de Maupassant, seront publiées en 1891.

Féministe, elle contribua, sous le pseudonyme de « Pauline Orrel », avec la critique du Salon de 1881. Marie s’engagea en faveur de l’égalité du droit des femmes « J’estime que les hommes ne doivent être que des accessoires pour les femmes fortes », Lettres, p. 240).

[Images de g à d] Marie_At_a_book [@wikipedia] ; [Musée d’Orsay – pinterest.fr] ; Un meeting, 1884, Paris, musée d’Orsay [@wikipedia] ; lilacs-1880 [@ciaovivalaculture.com];

Elle mourut de tuberculose. Sa tombe (cimetière de Passy, 75016), représentant un studio d’artiste en taille réelle, a été déclarée monument historique . En 1995, le musée des Beaux-Arts de Nice lui a consacré une exposition .

Sources : Wikipedia ; les musées en France ; peintre et sculpteur ;

Académie Julian (photo de groupe) ; l’académie en 1889 ; In_the_Studio – L’Académie Julian (1881), huile sur toile, musée d’art de Dnipropetrowsk.

Permalien : https://wp.me/p5riis-2om

L’art, un bastion masculin…

L’art, un bastion masculin – Pourquoi faut-il encore ajouter femme avant artiste?

Si la cadence des expositions s’est accélérée comme celle des nominations à des postes clés dans les musées, les femmes actives dans le milieu de l’art aimeraient bien être débarrassées des stéréotypes et autres clichés.

«On nous donne encore parfois le sentiment de faire une peinture qui est moins valable que celle des hommes, c’est assez dérangeant.» (Claire Nicole, artiste peintre vaudoise – Suisse)

Il y a 120 ans, Ferdinand Hodler, en 1902, lorsqu’il présidait la Société suisse des peintres et sculpteurs, décria « Pas de femmelettes chez nous!« . La discrimination dans les tiers lieux s’est heureusement estompée. Le monde de l’art (commissaires d’exposition, régies de musées, conservateurs-trices du patrimoine, gestion de collections culturelles pour le ministère de la Culture ou des collectivités territoriales, histoire de l’Art, professorat…) accueillent de plus en plus de compétences femmes. La route reste néanmoins semée d’embûches… « le nombre de femmes dans les collections du Kunsthaus de Zurich n’excède pas 5% » raconte Ama Mülthaler, la présidente du Musée Jenisch (Vevey, Lac de Genève), dédié aux œuvres sur papier et exposant des créations de Dürer, Goya, Degas, Picasso et bien d’autres.

La Société Suisse des Beaux-Arts – l’organisation faîtière des sociétés régionales des beaux-arts, fondée en 1806 et relancée en 1839, n’est devenue mixte qu’en 1971. L’association fédère 35 sociétés locales et régionales des beaux-arts et regroupe quelque 45’000 membres individuels.

Illustrations : Kunstmuseum de Bâle ; En 2020, le Musée Jenisch à Vevey a consacré une rétrospective à Marguerite Burnat-Provins

Source : 24heures.ch ;

La vie parisienne, vue par Raphael Kirchner

Raphael Kirchner (1875-1917) est un artiste peintre, dessinateur, illustrateur, lithographe et caricaturiste autrichien. Imprégné par l’Art nouveau, il est considéré comme l’un des inventeurs de la pin-up.

Kirchner intègre l’Académie des beaux-arts de Vienne et commence à devenir un jeune portraitiste à la mode pour des couples de la bourgeoisie montante, peignant surtout des femmes dans leurs plus belles toilettes. En 1900, il se rend à Paris pour visiter l’exposition universelle puis choisit de s’installer dans la capitale française où il résidera pendant 15 années.

Il collabore à La Vie Parisienne, magazine à la fois mondain et léger, et produira une série dessinée de femmes très marquée par le japonisme.

Pendant cette période, il fréquente deux artistes hongrois, Alphonse Mucha et surtout Károly Józsa, ce dernier participant lui aussi, sans doute avant 1906, à la production de cartes postales illustrées de femmes parfois très dévêtues.

Il réalise quelques illustrations publicitaires (Byrrh, Femina, parfums Lubin, magazine The Sketch) et expose (Salon des humoristes, Salon des artistes français). La Première guerre mondiale le fera embarquer vers les Etats-Unis (New-York), où il commencera une carrière de costumier et d’illustrateur pour des spectacles musicaux, entre autres pour les Ziegfeld Follies.

Durant les années 1917-1918, les Doughboy’s arrivent sur le front français avec dans leurs besaces des « Kirchner Girls »

Sources : Wikipedia ; Wikiart ; Servat-Rene ;

Eugène Jansson, peintre d’une rêverie sombre et d’une tendre mélancolie

Eugène Jansson (Stockholm, 1862-1915) est un peintre symboliste suédois, élève à l’Académie royale des beaux-arts en 1881. Peintre inconnu avant les années 1990 hors de Suède, singulier, hardi et novateur, constamment inquiet, il a suivi un parcours étrange, hanté par la nuit, le désir, et la mort.

En 1913, son état de santé se dégrade, et jusqu’en 1915, il peint des scènes de cirque. Il est victime, en 1915, d’une hémorragie cérébrale. Lors de ses obsèques, son ami le peintre Karl Nordström (en) évoqua : «  une rêverie sombre et réservée et une tendre mélancolie, une recherche dans cette nuit bleue d’un idéal à travers le corps humain  ».

Biblio : Wikipedia ; Exposition ‘Nocturnes suédois‘ Musée d’Orsay ; Dans le bleu d’Eugène Jansson ;

Paysages de Provence, par Nicolas de Staël

de Stael, Nicolas – Paysage de Provence, 1953, huile sur toile, 33 x 46 cm, Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid

La période provençale de Nicolas de Staël (1913-1955) marque un tournant essentiel, aussi bien dans sa vie que dans son œuvre. Entre juillet 1953 et juin 1954, l’artiste y puise une nouvelle source d’inspiration.

La découverte de la lumière du Midi, la beauté exceptionnelle de ce pays, la rencontre amoureuse d’une femme et l’épreuve de la solitude qui lui permet de répondre à sa future exposition à New York à la galerie Paul Rosenberg, sont autant d’expériences qui nourrissent son imaginaire et le rythme spectaculaire de sa production artistique. La renommée internationale de Nicolas de Staël prend son élan au cœur de la Provence.

Une exposition eut lieu à l’Hôtel de Caumont, Aix-en-Provence, du 27 avril au 23 septembre 2018, Nicolas de Staël en Provence.