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2020-06 Giacometti, l’homme qui marche

Giacometti, l’homme qui marche

Pour sa réouverture le 15 mai, l’institut Giacometti prolonge « A la recherche des œuvres disparues ». Conçue comme une enquête, l’exposition part sur les traces d’œuvres vendues puis oubliées, perdues ou détruites. Le parcours met en lumière plus de 70 sculptures, dessins, croquis, inédits, photographies d’archives d’œuvres disparues de la période 1920-34 où Giacometti expérimente et détruit beaucoup. Mais les indices laissés ont permis de reconstituer en 3D des œuvres méconnues présentées en lien avec d’autres, conservées, de la même époque. Comme, par exemple, La Femme qui marche à côté de Mannequin dont elle est issue. L’occasion pour le musée de souligner qu’au sortir de la guerre, le sculpteur a crée son œuvre la plus iconique L’Homme qui marche. Un symbole d’actualité, comme un guide vers l’avenir.

A la recherche des œuvres disparues, jusqu’au 21 juin, Institut Giacometti

Source : lefigaro.fr


Consultez nos articles sur Giacometti :

Permalien : https://wp.me/p5riis-1fb

[Art et Sculpture] Hommage à Achiam

Achiam (1916-2005) – « Joueur de Contre Basse » – 2003 – basalte
Grand Prix des beaux arts de la Ville de Paris
photo : @jigé

Achiam, né en Galilée, a une enfance de paysan pauvre. Sa formation initiale est l’agronomie. Arrêté par les Britanniques à la suite d’activités politiques, il découvre son talent de sculpteur en gravant des bas-reliefs sur les murs de la prison. Il s’initie aux techniques du sculpteur en travaillant comme tailleur de pierre dans des carrières de Jérusalem.

En 2003, un musée lui est entièrement dédié en Israël, créé par le Fonds National Juif, sur le site historique de Shuni.

Après le décès d’Achiam, la communauté d’agglomération Arc de Seine se porte acquéreur d’une vingtaine de ses oeuvres. En ce qui concerne Ville-d’Avray, cinq sculptures, pour l’essentiel des statues évoquant la musique, sont installées dans le parc du Château à proximité du Conservatoire.

Achiam utilise la pierre, le bois, ainsi que le bronze, pour créer des formes très dépouillées, essentiellement figuratives.

Deux de ses oeuvres sont installées dans Chaville.

Biblio : WikipediaAder Paris moreeuw.com ;  ville de Chaville‘Joueur de corne’ et ‘Homme à la contrebasse’ ;

2019-01 Être artiste à Mossoul (Irak)

Après avoir maintenu l’art en vie sous Daech au péril de leurs vies, les artistes de Mossoul profitent aujourd’hui d’une nouvelle tribune grâce à une émission de télévision animée par un jeune peintre irakien, Abdulrahman Al Dulaimi.

Mossoul, capitale de Daech en Irak

Pendant plus de deux ans, Qais Ibrahim Mustafa âgé d’une soixantaine d’années et sculpteur depuis 1974, fut contraint de vivre sous l’occupation de Daech. Malgré les risques d’exécutions sommaires proférées par les djihadistes à l’encontre des artistes, Qais s’est évertué à créer.

Aux côtés de son fils, Qais Ibrahim Mustafa a réalisé des dizaines de sculptures dans le sous-sol de la maison, jusqu’à la libération par l’armée irakienne fin 2016. Afin de ne pas attirer l’attention des djihadistes qui patrouillaient dans les rues de la Mossoul jour et nuit, chaque coup de maillet était asséné avec délicatesse alors que le reste de la famille vivait au premier étage.

La télévision, porte-voix de l’art irakien

Abdulrahman Al Dulaimi, 23 ans, se veut le porte-voix d’un art irakien encore en deuil. Depuis janvier 2018, poètes, écrivains, peintres, sculpteurs et chanteurs se pressent dans le studio d’Ebdaa was Hekaya pour confier leur rêve d’un autre Irak où culture rimerait avec respect des traditions. Le programme est un réel succès et sensibilise l’audience mossouliotte aux valeurs humanistes portées par le secteur culturel.

Sortir de l’ombre après Daech

Après la diffusion du premier épisode, des centaines d’Irakiens ont exprimé leur joie de voir une initiative de ce type émerger si rapidement.“Cette émission est un outil puissant pour présenter la créativité de nos artistes au monde entier”, énonce Abdulrahman Al Dulaimi.

« Quand Daech a envahi Mossoul, j’ai caché mes toiles sous mon matelas », confie Natiq Azizz, artiste irakien

 

 

Enthousiaste de nature, le sculpteur Qais se sent investi d’une mission d’intérêt général et entend raviver la culture après Daech. Fin 2017, alors qu’il veut envoyer un message fort et placer un monument artistique aux allures féminines aux portes de la vieille ville, c’est le gouverneur de Mossoul en personne qui l’en empêche prétextant qu’une statue de cette nature pouvait heurter des citoyens souvent conservateurs.

L’influence de Daech est toujours bien présente en Irak”, conclut Qais


Source :  TV5 Monde

2019-04 Salon de Montrouge (92, France)

Le Salon de Montrouge est l’un des grands rendez-vous annuels de l’art contemporain en Île-de-France. Cette année, l’évènement célèbre sa 64ème édition du 27 avril au 22 mai 2019. Plus que jamais engagé pour les artistes, ce salon vous invite à découvrir des talents émergents dont vous entendrez certainement de nouveau parler dans les années à venir.

Cette année, 52 artistes  (31 artistes femmes contre 20 artistes masculins) sont réunis sur les 1500m2 du Beffroi.

salon-de-montrouge-2017 (c) sortiraparis.com

 

Site officiel : www.salondemontrouge.com

Source et infos pratiques : sortiraparis.com

Lire notre article sur l’expo 2018

2018-05 La Palestine a son musée d’art moderne et contemporain

La Palestine a son musée d’art moderne et contemporain : 350 œuvres y sont exposées.  Un outil de réconciliation et un défi !

Initié par le diplomate Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l’Unesco, et l’artiste Ernest Pignon-Ernest, le musée d’Art moderne et contemporain de Palestine est une collection itinérante et en exil.

Le peuple palestinien n’a pas besoin d’attendre que le conflit soit résolu avant de commencer à jouir et d’être au contact de belles choses.” Tout de suite, Elias Sanbar donne le ton et se réjouit que l’initiative se concrétise chaque jour un peu plus, notamment à travers une exposition actuellement à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

Koraichi Rachid ‘Les Maîtres de l’invisible – A1 Tijâni’ (détail)

C’est en 2009 que l’idée d’un musée d’art moderne et contemporain est née dans son esprit et celui de son ami et artiste Ernest Pignon-Ernest. Leur but : constituer une collection et construire un musée pour l’accueillir en Palestine, territoire doté, pour le moment, de collections privées et d’un musée d’histoire ouvert en 2016 à Bir Zeit. Il ne s’agit pas d’un musée sur la Palestine mais pour la Palestine

« Un musée des gens solidaires »

De la bande-dessinée à la peinture, en passant par la sculpture ou le dessin, le musée a pour ambition de cartographier l’art moderne et contemporain. Il est itinérant, reprenant le modèle de la collection Artistes du monde contre l’Apartheid initiée par Ernest Pignon-Ernest au début des années 1980. Une collection qui s’est sédentarisée lors de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela.

Source : lesinrocks.com