Archives du mot-clé arts décoratifs

2018-02 La naissance du style Guimard (collection du musée d’Orsay)

Le musée d’Orsay conserve depuis 1995 l’important fonds de dessins (plus de 2 000) qui avait été déposé par l’architecte dans l’orangerie du domaine de Saint-Cloud en 1918 et sauvé in extremis de la destruction en 1968 par l’Association d’étude et de défense de l’architecture et des arts décoratifs du XXe siècle.

Depuis Hector Guimard (1867-1942) a fait l’objet d’une importante réhabilitation qui a mis en évidence l’importance du caractère abstrait de son vocabulaire ornemental pour la naissance de l’Art moderne.

A l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de la naissance d’Hector Guimard, le musée d’Orsay propose de revenir sur la formation de cet architecte emblématique de l’Art nouveau en présentant une sélection de dessins relatifs à ces années de formation à l’École des arts décoratifs puis à l’École des beaux-arts (1883-1893). Ceux-ci permettent de mieux comprendre la complexité des sources qui, avant la découverte en 1895 de l’architecture de Victor Horta, constituèrent le creuset du célèbre style Guimard.

En 1965, la ville de Paris donne à Montréal un entourage Guimard à l’occasion de la construction de son réseau de métro. Il a été installé au square Victoria, dans le centre-ville.

Connu principalement pour ses entrées du métro parisien, Hector Guimard fut avant tout architecte et designer. Il dessina des villas, hôtels particuliers et immeubles de rapport et créa également les décorations intérieures, meubles et objets divers, le tout dans un style raffiné très personnel.

Source(s) et bibliographie : 

 

Le « Castel Béranger » est l’un des tout premiers réalisés par Guimard alors qu’il n’a même pas 30 ans (1898). Malgré de vives protestations d’un certain public choqué par l’exubérance du style, le jeune architecte obtiendra avec le Castel Béranger le 1er prix de la plus belle façade de la ville de Paris.

Cet immeuble, à l’origine du succès de Guimard, est aussi considéré comme l’œuvre fondatrice du mouvement Art Nouveau.

LE CASTEL BÉRANGER
14 rue Jean de La Fontaine, 16e arrondissement

 

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2017-12 Art et Science : Les médusantes créatures d’Ernst Haeckel

Nicola Perscheid, Portrait d’Ernst Haeckel à côté du squelette d’un singe, vers 1860

Avec ses dessins de méduses déployant leurs filaments comme d’improbables chevelures ondulées, le biologiste allemand Ernst Haeckel (1834–1919) sut abolir la frontière entre art et science. Un fourmillant ouvrage édité chez Taschen rend hommage à ce dessinateur savant qui influença directement l’Art nouveau.

Par Joséphine Bindé • le 29 novembre 2017

 

Ernst Haeckel, Deux planches de la « Monographie des méduses », tome 2, 1881

Professeur d’anatomie à l’institut de zoologie de l’université d’Iéna et docteur en philosophie, ce Prussien de naissance s’emploie à défendre et diffuser la théorie de l’évolution de Charles Darwin. Mais surtout, il rencontre un grand succès en Europe avec ses travaux illustrés sur les éponges calcaires, les méduses, pour lesquelles il nourrit une passion hypnotique, et d’étranges micro-organismes unicellulaires révélés grâce à l’invention du microscope.

Ernst Haeckel, Rapport sur les Siphonophores collectés par le HMS Challenger, Planche 50, 1888 détail)

Amateur d’art, il emporte son matériel de peinture aux quatre coins du globe, dessine tout en gardant l’œil gauche vissé au microscope.

Ses illustrations ne tardent pas à inspirer les arts décoratifs, à commencer par les Esquisses décoratives de l’architecte français René Binet, clé de voûte de l’Art nouveau et de ses entrelacs de lignes complexes.

Wassily Kandinsky_ Entwurf zu ‘Gelb – Rot – Blau’, 1925 (Privatbesitz)

Vingt ans plus tard, Vassily Kandinsky s’inspire de ses travaux sur les embryons pour son tableau Zwischen Zweien, et Max Ernst de ses éponges calcaires pour ses tableaux surréalistes !

Max-Ernst-Lévadé-The-Fugitive-from-Histoire-Naturelle-Natural-History-1926-photo-credits-Wikiart

Sources :  Merci à Joséphine Bindé pour son excellent et passionnant article;  Wikipédia;   beauxarts.com

 

2017-02 Sublimer le métal en objets décoratifs

multinuances_christinemaffliChristine Maffli vient de créer la société Multinuances et lance sous la marque Venera une première collection d’objets décoratifs et de mobilier en métal.

Autant d’objets d’art qui font appel aux technologies de l’industrie, découpe laser, impression numérique, anodisation, et qu’elle adapte à son imagination créatrice. Son ambition est, non pas de « cacher » le métal, mais « de le sublimer ». Pour cela, la jeune femme fait appel aux techniques de découpe laser mises en œuvre par Techni Partners.
Mais aussi aux dernières techniques d’impression numérique sur métal, nées voici deux ou trois ans : un process d’impression (quadri UV 1400 DPI, pour les spécialistes) sur les supports comme l’acrylique, le polycarbonate, le PVC, le verre, l’aluminium, le métal, le polyester ou encore le bois etc.

multinuances_mafflitableauLa commercialisation qui commence à peine passera par le salon Art et Déco, fin février à Paris – La Villette : l’endroit idéal pour se faire connaître des professionnels (boutiques de décoration et décorateurs d’intérieurs) qui, espère t-elle, distribueront ses produits.

source :   tracesecritesnews.fr

2016-11 Les 7 expos à ne pas rater cet automne

quelques idées d’expositions temporaires à ne manquer sous aucun prétexte en cet automne 2016…

– Magritte : la trahison des images au Centre Pompidou
Jusqu’au 23 janvier 2017 de 11h à 21h (de 11h à 23h le jeudi – fermé le mardi)

– Icônes de l’art moderne : la collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton
Jusqu’au 20 février 2017 de 10h à 20h (de 10h à 23h le vendredi)

– La Peinture américaine des années 1930 : « The Age of Anxiety » au musée de l’Orangerie
Jusqu’au 30 janvier 2017 de 9h à 18h (fermé le mardi)

– Tout est art ? Ben au musée Maillol
Jusqu’au 15 janvier 2017 de 10h30 à 18h30 (jusqu’à 21h30 le vendredi)

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– Mexique (1900-1950) aux Galeries nationales du Grand Palais
Jusqu’au 23 janvier 2017 de 10h à 20h (jusqu’à 22h le mercredi – fermé le mardi)

– L’Esprit du Bauhaus aux Arts Décoratifs
Jusqu’au 26 février 2017 de 11h à 18h (jusqu’à 21h le jeudi – fermé le lundi)

– Andres Serrano à la Maison Européenne de la Photographie
Du 09 novembre 2016 au 29 janvier 2017 de 11h à 19h45 (fermé lundi-mardi)

– Le père de Tintin est au Grand Palais
Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017, tous les jours de 10h à 20h (sauf le mardi)

 

Sources :  Les 7 expos ; Tintin

 

 

2015-02 Sept ans de réflexion au Musée d’Orsay

Mathilde Deyries, chroniqueuse pour Culture-Tops, publie sur la plate-forme Altantico.fr un billet sur le mécanisme d’acquisition des oeuvres d’arts par le Musée d’Orsay.

L’exposition « Sept ans de réflexion » au Musée d’Orsay, qui a lieu du 18 novembre 2014 au 22 février 2015, lui permet de nous éclairer sur le modus operandi d’une telle institution sur le marché de l’art, et de nous faire découvrir en toute intimité certains chefs-d’œuvre oubliés.

orsay (7 ans de reflexion) sept14-fev15

 

Musée d’Orsay – 1 rue de la Légion d’Honneur – 75007 Paris
01.40.49.48.14
Ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h; nocturne, le jeudi, jusqu’à 21h45.

source : http://www.atlantico.fr