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2018-11 Les arts et la Grande Guerre

Un dossier pédagogique, élaboré par le Réseau Canope, est mis à disposition des enseignants dans le cadre des programmes scolaires français : Histoire, Arts – 3e, 1re  {Équivalence canadienne : Secondaire, 2e cycle].

La Première Guerre mondiale modifie profondément le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers délaissant petit à petit une forme d’exaltation pour une dénonciation de la violence et de la barbarie.

Une page intéressante et riche d’informations. Les auteurs répertorient les différents formes d’art qui ont évoqué (croqué) cette période, pendant et après  le conflit. Exemples, illustrations et témoignages jalonnent l’écrit. En évoquant les « artistes », on citera :

Chacun, à sa manière, tente de représenter l’indicible brutalité des combats, la douleur des femmes et des enfants livrés à eux-mêmes, la peur face à la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face à cette guerre moderne et totale. exhaustif qui balaye l’ensemble des arts.

Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – Éditeur : Casterman

Les Formes d’Arts :

  • les Témoignages et récits autobiographiques,
  • la Poésie (Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre, 1918),
  • le Théâtre,
  • les Romans,
  • les Bandes dessinées (Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchées, 1993 – un hommage à son grand-père)

 

En retraçant la vie des artistes peintres… [Peintures/dessins]

La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant créatif (fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction). Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent à la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissé un croquis de la guerre, est blessé en 1915 ; Derain, qui passe les quatre années de la guerre dans l’artillerie, remplace à cette occasion la peinture par la photographie. Léger échappe de justesse à Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employés au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de débats artistiques.

Et de poursuivre :

  • les Affiches de propagande,
  • les Peintures/dessins,
  • le Cinéma [Malins, McDowell, La Bataille de la Somme (The Battle of the Somme), réalisé à la demande du gouvernement britannique, sort en salles à Londres en 1916] [Charlie Chaplin qui réalise en 1918 le film The Bond ; Abel Gance, J’accuse, 1919],
  • la Musique et les chansons

On citera :

  • Claude Debussy, « Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon ».  En février 1917, Debussy compose cette courte pièce, aux accents de désespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire.
  • Gustav Holst, Les planètes, Mars, celui qui annonce la guerre, composée en 1914, créée en 1918.
  • La Chanson de Craonne, 1915. Cette chanson contestataire fut censurée par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes.

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu à toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Verdun, au fort de Vaux
Qu’on a risqué sa peau […]

Flambeau, chien de guerre – texte et illustrations de Benjamin Rabier

Les Affiches de propagande [Album Flambeau. Chien de guerre, à consulter sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France] sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique : elles incitent à s’engager et surtout, à

Affiches de propagande de la Première Guerre mondiale

participer financièrement à l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État.

Elles jouent aussi sur les peurs à travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle une affiche allemande qui représente un soldat français aux doigts crochus cherchant à s’emparer de l’Alsace.

 

 

 

Source : dossier « les Arts et la Grande Guerre »


Permalien :  https://wp.me/p5riis-JE

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2017-10 Haven for Artists, un havre de paix, au féminin…

Dans un Liban patriarcal, une équipe 100% féminine a ouvert une galerie à Beyrouth. Haven for Artists a pris ses quartiers dans l’une des dernières demeures traditionnelles de Beyrouth. Un havre de paix qui vise à accueillir des rencontres, ateliers et débats. Une maison où on peut parler de tout, de poésie, de drogue comme d’homosexualité.

Et chacun est le bienvenu : syrien, libanais, palestinien, hétéro, homo, chrétien, musulman, homme, femme, etc.

capture : Haven for artists (liban) Dayna Ash et Nada Ammous

Les femmes de Haven n’ont pris conscience qu’elles étaient toutes des femmes dans leur équipe que lors d’une interview pour un magazine berlinois. « Dans notre communauté artistique, peu importe votre genre, c’est vos créations qui intéressent » analyse Nada. « Au Moyen-Orient, c’est tout simplement difficile d’être vivant, pas juste d’être une femme. Et la pression sur les hommes est également massive. »

2017-06 Histoire de l’art : Fontainebleau invite Jeff Koons

C’est bien la première fois que la conférence inaugurale du Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau s’est terminée par une séance de selfies. « Au moins, il plaît aux jeunes ! », glissait vendredi matin, amusée, une représentante de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) en observant l’effervescence autour du fringant Jeff Koons, artiste aussi clivant qu’influent.

Art classique, art contemporain, films documentaires, de guerre… Bande dessinée, calligraphie… Le menu, pléthorique, donne le tournis et devrait attirer plus de 30 000 curieux dans tous les recoins de la ville et du Château, avec plus de 350 intervenants, des universitaires, des artistes, des musiciens, des comédiens… Près de 157 conférences et débats, 70 films, 35 visites avec des guides, plus de 100 éditeurs réunis dans la cour Ovale, habituellement fermée au public, et aussi 18 spectacles, une dizaine de concerts et trois expositions seront accessibles au public gratuitement.


Jeff Koons, plasticien américain et collectionneur d’oeuvres d’art, inscrit sa démarche créative dans l’héritage du pop art.  Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d’articles populaires, des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons d’abord, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums (grâce à l’aide du Dr Richard Feynman, lauréat du prix Nobel de physique3), puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre, Michael Jackson en porcelaine), enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l’enfance.

« Puppy », Bilbao, musée Guggenheim

Pour certains, « il est l’un des rares à avoir su dégager l’essentiel des courants avant-gardistes du siècle, notamment le pop art » mais c’est surtout un artiste cultivant le kitsch très apprécié par des milliardaires nouveaux riches (Bernard Madoff) ou des fondations (dont François Pinault)


Sources : wikipédia Jeff Koons ; leparisien.frlemonde.fr

 

2017-03 La création artistique n’a pas de sexe, et c’est tant mieux

Silvia Ricci Lempen dénonce, à raison, le fait que la création artistique est encore un bastion masculin. Mais, questionne notre chroniqueuse, pourquoi défendre les femmes artistes dans la mesure où leur production, et c’est heureux, n’est pas spécifiquement féminine?

Extraits…

Aujourd’hui, le déséquilibre est bien sûr plus évident dans la musique classique que dans le cinéma, la littérature, les arts plastiques ou les arts de la scène, mais le tout traîne la patte (…)

Car, me semble-t-il, il n’existe pas de «création féminine», ni de «création masculine». J’adore Virginie Despentes et j’adore Laurent Gaudé. La première me plaît pour son regard sans pitié sur la société et son ton musclé.(…) Quant à Laurent Gaudé, il me bouleverse avec son élan fraternel pour tout ce qui est brisé, chancelant, cabossé. 

sa bio via wikipedia

Silvia Ricci Lempen
blogs.letemps.ch
https://goo.gl/images/yX1LSO

Silvia Ricci Lempen, née le 9 novembre 1951 à Rome, est une journaliste et écrivaine vaudoise. Outre ses nombreuses activités journalistiques et littéraires, Silvia Ricci Lempen a publié plusieurs essais, notamment, en 2012, en collaboration avec Martine Chaponnière, Tu vois le genre ? Débats féministes contemporains (Éditions d’En bas). Elle a également travaillé comme relectrice du guide édité sur Lausanne par les éditions Gallimard et a été professeure remplaçante en études genre à l’Université de Lausanne.

source : le blog de Silvia Ricci Lempen –  letemps.ch