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Sargent, une sensibilité artistique complexe

John Singer Sargent (1856-1925) naît à Florence (Toscane, Italie) et y commença ses études. Il vécut en grande partie en France, où il étudia à l’Ecole des Beaux-arts, puis visita l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, le Moyen-Orient, les Etats-Unis pour y puiser inspiration, couleurs, techniques…

Sargent est particulièrement connu pour son habileté dans les portraits, caractérisés par un style sophistiqué, une virtuosité visuelle et une certaine audace théâtrale. Il réalise sur commande des portraits d’hommes et de femmes les plus célèbres, riches ou puissants d’Europe ou des États-Unis.

On compte environ 900 toiles et 2000 aquarelles. Ce fut aussi un dessinateur. Il est proche du courant de l’impressionnisme américain.

Malgré une longue période de critiques défavorables, la popularité de Sargent reprit dans les années 1950 dans l’espace anglophone. Dans les années 1960, une certaine renaissance de l’art victorien et de nouvelles études sur Sargent confortèrent sa réputation en Angleterre et aux États-Unis.

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[Peintres] Nigel Van Wieck… Réalisme et mélancolie

Nigel Van Wieck est né à Bexley, Kentel, Royaume-Uni, en 1947.

Après avoir étudié en Europe et appris à connaître le travail des grands maîtres, leurs styles et leur esthétique, il a su développer les siens. Il a émigré aux États-Unis en 1979, étant presque immédiatement influencé par les réalistes américains contemporains.

Sa peinture dépeint la vie sociale dans les lieux du quotidien et montre des sentiments de solitude et de mélancolie. Le dénominateur commun de toutes ses peintures est le naturel et la sincérité de l’instant. On lui prête un univers à la Hopper (1882-1967) et du réalisme américain, bien qu’il revendique se nourrir essentiellement de la peinture nord-américaine. (1)

En 1995, il expose à l’Exposition du Centenaire de la Biennale de Venise. Son travail est très apprécié par les collectionneurs publics et privés.

Sources : son site ; Trianarts ; Pinterest ; Cocteldelmente ;

(1) nous vous invitons à explorer nos pages sur les artistes américains et/ou anglo-saxons : Will Barnet ; Laura Knight, l’art du portrait et de la chronique sociale ; Laura Knight ; Dod Procter, une nouvelle vision de la sensualité féminine ; Ernest Procter ; Jack Vettriano ; Laura Knight ; Edward Hopper, le réalisme américain : Exposition « Scènes de vie » (Bruno Atamian) ; Modern Scottish Women ; Hopper, le chevalier à la licorne ; Sally West, peintre autodidacte ; Le Whitney Museum of American Art ; Saint-Nazaire : conférences sur l’Histoire de l’Art américain ; Le bleu, cette couleur infinie pour Klein, Asse et Hockney ; Les chefs-d’oeuvre du MoMA de New York à la Fondation Vuitton ; Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) ; Le Whitney Museum rend hommage à Andy Warhol ; Pop’Art, à la croisée d’une Amérique débridée

… et stage « A la manière de Hopper » ;

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[Peintres] Laura Knight, l’art du portrait et de la chronique sociale

Dame Laura Knight (1877-1970) est une femme peintre, dessinatrice et graveuse britannique ayant oeuvré dans la tradition figurative.

A l’âge de 13 ans, elle est inscrite à la Nottingham School of Art. En raison du manque d’argent, elle produit peu de peintures à l’huile. Mais les enfants locaux posent pour elle lui donnant l’occasion de développer sa technique de peinture figurative.

En 1899, elle s’installe en France (de par les relations de sa famille officiant dans le textile), puis revient en Angleterre pour épouser Harold Knight, artiste-peintre portraitiste et paysagiste lui aussi, rencontré à la Nottingham School.

En 1913, elle réalise deux autoportraits, dont l’Autoportrait avec le nu, où elle se représente plus ou moins de dos. Une démarche et une oeuvre atypique pour l’époque : en Angleterre , les femmes ne sont normalement pas autorisées à peindre directement des modèles nus, mais seulement des moulages de plâtre.

L’artiste s’intéresse alors au monde du théâtre et du ballet à Londres ainsi qu’aux communautés et aux individus marginalisés, notamment les Tsiganes, les artistes de cirque et les noirs-américains.

En 1925, elle est élue membre de la Royal Society of Painter-Etchers and Engravers. En 1929, elle est élevée au rang de Dame, dans l’Ordre de l’Empire britannique. En 1925, elle devient Fellow de la Royal Society of Painter-Etchers and Engravers et, en 1936, la première femme élue à part entière à l’Académie royale.

Elle devient alors l’un.e des peintres les plus populaires de Grande-Bretagne. Son succès est dû en grande partie à son engagement pendant les deux Guerres mondiales, au cours desquelles elle réalise un certain nombre de portraits de militaires et civils engagés dans les conflits, notamment des femmes. En 1946, elle peint Le procès de Nüremberg,

De fait, le monde des artistes étant dominé par les hommes, elle a ouvert la voie à un statut et une reconnaissance accrus pour les femmes artistes. Sa grande exposition rétrospective, qui s’est tenue à l’Académie royale en 1965, était la toute première pour une femme.

Biblio : Wikipédia ;

Lire également nos articles : Dod Procter, une nouvelle vision de la sensualité féminine ;

Sources illustrations : Tate; ArtProject; GooglerwahooArt.com; sotheby’s; pinterest; ArtNet; amazon; wikiart; twitter; clayton-payne; chisties; catherinelarosepoesiaearte.com; broadwaymuseum.org.uk; National Portrait Gallery ; XXX

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[Peintres] Ernest Procter, Scène de plage

Ernest Procter, Beach Scene

Biblio : Wikipédia

Ernest Procter [1885-1935] , membre de l’ARA, était un designer, illustrateur et peintre anglais, et mari de l’artiste Dod Procter. Il était activement impliqué avec la Newlyn School, partenaire de la Harvey-Procter School et enseignant à la Glasgow School of Art.

{Peintres] Dod Procter, une nouvelle vision de la sensualité féminine

Dod Procter, née Doris Margaret Shaw, RA (1890–1972) était une artiste anglaise et l’épouse de l’artiste Ernest Procter.

Procter et son mari ont fréquenté ensemble les mêmes écoles d’art en Angleterre et à Paris, où ils ont tous deux été influencés par l’impressionnisme et les mouvements postimpressionnistes. Ils ont également travaillé ensemble, partageant parfois des commandes et d’autres fois exposant ensemble leurs œuvres. Son mari décéda en 1935.

Ernest and Dod Procter

Dod est restée une artiste toute sa vie. Après la mort d’Ernest, elle voyagea aux États-Unis, au Canada, en Jamaïque et en Afrique.

Elle fut membre de plusieurs organisations d’artistes, telles que la Newlyn School et la Royal Academy (1942) et devint présidente de la St Ives Society of Artists (STISA) en 1946. Son travail fut exposé à la Royal Academy à plusieurs reprises.

L’un de ses tableaux intitulé Morning [1927] a été acheté pour le public par le Daily Mail en 1927.

Biblio : Wikipédia ;

... quelques unes de ses oeuvres


Autres artistes femmes contemporaines qui ont rencontré Dod à l’Académie Royale : Eileen Mayo (1906-1994) ; Marjorie Frances Bruford (1902-1958); Laura Knight (1877-1970) ;

(de gauche à droite : Mayo ; Bruford; Knight)

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