Archives du mot-clé Afrique

2019-01 Jean-Michel Basquiat, l’enfant radieux aux pieds nus

« Inscrite dans le XXe siècle finissant, l’œuvre de Basquiat ne cesse d’affirmer son caractère précurseur pour le XXIe siècle. Répétition, collage, inscription fonctionnant en réseaux, font de lui une figure annonciatrice de l’ère d’Internet telle que nous la connaissons aujourd’hui. Lorsqu’il disparaît en 1988, la révolution numérique commence à se propager. Elle fait écho à l’accélération des échanges culturels planétaires à travers la globalisation, la mondialisation ou la « mondialité » pour reprendre le terme d’Édouard Glissant [grand écrivain martiniquais (1928-2011)]. » (Suzanne Pagé, 2018, notice de l’exposition).

Né le 22 décembre 1960 à New York dans une famille de classe moyenne dont la mère est d’origine portoricaine et le père d’origine haïtienne, ce qui explique un nom très francophone (l’artiste parlait d’ailleurs couramment les trois langues, l’anglais, l’espagnol et le français). Enfant, il fut sensibilisé à l’art, visitant notamment (et souvent) le MoMA (le très célèbre Musée d’art moderne de New York). Son univers d’enfant fut la boxe, le jazz et l’art. Les parents divorcés, il a vécu deux ans à Porto Rico pendant son adolescence puis retourna à New York.

« Je ne suis pas un artiste noir. Je suis un artiste. »

En 1980, Jean-Michel Basquiat rencontra Andy Warhol (1928-1987) avec qui il a eu plus tard (1982-1985) une collaboration très fructueuse à laquelle une salle entière de l’exposition de la Fondation Louis Vuitton a été consacrée. Les deux artistes sont devenus rapidement de bons amis. Andy Warhol fut cependant critiqué pour avoir voulu « exploiter » son ami : « C’est moi qui ai aidé Andy Warhol à peindre ! Cela faisait vingt ans qu’il n’avait pas touché un pinceau. Grâce à notre collaboration, il a pu retrouver sa relation à la peinture. (…) La production de peintures collectives nous a permis d’affirmer notre identité, chacun donnant à, prenant de, affectant l’autre. » (Jean-Michel Basquiat).

Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans, il y a trente ans, le 2 août 1988, à New York, d’une overdose de cocaïne et d’héroïne.


Sources :  agoravoxwikipédiabeaux-arts ; le site institutionnel

Les photographies des œuvres de Jean-Michel Basquiat, sauf la première et la dernière, sont issues du site www.fondationlouisvuitton.fr


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2018-05 Biennale de Dakar

A Dakar, l’art contemporain africain se met à « l’heure rouge »

Pendant un mois, la biennale Dak’Art, placée cette année sous le sceau d’Aimé Césaire, s’installe dans divers lieux de la capitale sénégalaise.

Citons Baidy Agne ( Président du Comité d’orientation) 

« L’Heure Rouge », ce thème de l’édition 2018 de la Biennale de Dakar emprunté à Aimé Césaire est perçu comme « le moment de l’accomplissement ».  L’éveil des consciences nous ouvre la voie d’une nouvelle ère où l’individu repense son rapport à autrui et comment réarticuler sa présence au monde.

Une Afrique nouvelle, l’Afrique la réclame.

Arts et Savoirs, Arts et Histoires, Arts et Institutions, Arts et Argent : Interrogeons-nous dans le cadre des rencontres et échanges !

Oui, faisons de DAK’ART 2018 cette capitale de la réflexion stratégique et du développement des productions artistiques du Continent.  Je dirais : amorçons ensemble un nouveau tournant de notre Histoire.

Cette 13ème édition sera marquée par une innovation majeure avec l’ouverture du Pavillon Sénégal.

DAK’ART 2018 est aussi ouverte à notre Jeunesse. Nous l’invitons à exposer ses talents dans les sites et espaces d’éveil dédiés au niveau des Communes.

Et d’ajouter,  le regard de Simon Njami, directeur artistique

« L’Afrique est une formidable métaphore pour dire le monde. Et Dakar représente le lieu de rendez-vous privilégié pour nouer un dialogue polysémique. Elle nous dit l’Humanité, non seulement dans sa composante africaine, mais également dans sa traduction la plus large, la plus universelle. L’art est, sans doute, le domaine à travers lequel peuvent se dire des choses qui vont bien au-delà des limites imposées par le langage. De l’Asie à l’Amérique, en passant par les Caraïbes et l’Europe, cette treizième édition de Dak’art est là pour confirmer qu’à ce fameux «rendez-vous du donner et du recevoir», l’Afrique ne vient pas les mains vides. »

Simon Njami est un écrivain, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art camerounais.



Une morosité artistique au Sénégal  ?

Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique), tempère cette exaltation et s’inquiète pour la pérennité de l’événement dans un pays où la culture est devenue une « variable d’ajustement » budgétaire.

Jeudi 3 mai s’ouvre l’édition 2018 de la Biennale de Dakar, appelée aussi Dak’Art, une constante dans le calendrier culturel sénégalais qu’il faut préserver. Car Dak’Art n’est pas seulement un rendez-vous de la création contemporaine africaine, c’est aussi un levier d’expression politique qui rend compte de l’intensité des débats sur le continent. A coté des intellectuels, les artistes sont en effet les principaux observateurs de nos sociétés, les témoins de leurs changements et les prescripteurs des prochaines utopies.

Hamidou Anne est un consultant en communication institutionnelle sénégalais qui vit à Dakar. Il est également coauteur de l’ouvrage collectif Politisez-vous !


La Tunisie, pays invité d’honneur

Pays invité d’honneur de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’Art), la Tunisie présentera une exposition sous le thème « Tenir la route » avec 15 artistes.


Sources documentaires


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2018-02 … Vu, lu, entendu sur le Web des Arts et Culture

Un Picasso mis aux enchères à 40 millions d’euros

« La Femme au béret et à la robe quadrillée », une œuvre de 1937, sera mise en vente chez Sotheby’s la semaine prochaine à Londres. Son propriétaire anonyme a décidé de s’en séparer.

Trois autres Picasso seront mis en vente à Londres, dont « El Matador », estimé à 20 millions d’euros.

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Un double portrait de Rembrandt rénové par une équipe franco-néerlandaise

Des restaurateurs d’art français et néerlandais ont dévoilé lundi à Amsterdam le résultat de 18 mois de rénovation sur un double portrait peint par le maître néerlandais Rembrandt.

Datés de 1634, ces deux tableaux d’un couple de notables néerlandais richement vêtus de noir et de dentelle avaient été acquis en commun en 2015 par la France et les Pays-Bas pour 160 millions d’euros, une première en Europe.

Pendant un an et demi, les équipes du Louvre parisien et du Rijksmuseum amsterllodamois ont mené des recherches sur les peintures avant de soigneusement retirer au moins six couches de vieux vernis.

Rembrandt van Rijn, Portrait de Maerten Soolmans, 1634, huile sur toile, 210 x 135 cm, acquis par l’État néerlandais pour le Rijksmuseum, et Portrait d’Oopjen Coppit, 1634, huile sur toile, 210 x 133 cm, acquis par la République Française pour le musée du Louvre © RMN-Grand Palais / Mathieu Rabeau

sources : lepoint.fr ; Connaissances des arts


«Lumières africaines, l’élan contemporain» réunit les artistes de toute l’Afrique

L’ouvrage nous invite à découvrir la richesse créative du continent à travers la génération des grands artistes des années 1960 et la nouvelle vague de créateurs.

Cosigné par Mehdi Qotbi et André Magnin et préfacé par Yacouba Konaté, le livre célèbre en 208 pages l’unité culturelle africaine. Il sera présenté le 24 février à Marrakech à l’occasion de la Foire d’art contemporain africain.

Source :  lematin.ma


En Belgique, une association lance un concours de peintures pour malvoyants

Ouvert à tous et gratuit, l’événement a pour but d’encourager les personnes handicapées de la vue à pratiquer l’art. Les inscriptions se clôturent le 30 avril et les meilleurs dessins et peintures seront exposés en octobre 2018, près de la ville de Gand.

«Nos crayons et nos pinceaux déchireront le brouillard qui nous entoure!» voilà la devise de l’association. Art and Low vision a été fondée en Belgique en 2014, à l’initiative de l’ancien éditeur, journaliste et peintre Charles-Emmanuel Schelfhout, devenu malvoyant à 55 ans.

Charles-Emmanuel Schelfhout dans son atelier sur la rive de la Lys à Deurle (Flandre, 2015)

Source :  lefigaro.fr


Les artistes Richard Orlinski et Laurence Jenkell : deux inconnus qui valent cher

Ils sont parmi les artistes français les plus vendeurs. Mais vous n’en verrez pas un seul dans un grand musée occidental. Leur fonds de commerce, ce sont les touristes et les nouveaux riches, suffisamment aisés pour acheter au coup de cœur et peu regardants quant au CV. Dans la presse spécialisée sur l’art, Richard Orlinski est aux abonnés absents. Il vend néanmoins ses sculptures dans quelque 90 galeries opérant hors des circuits officiels. Et il figure dans le classement Artprice des artistes français les plus cotés aux enchères.

A sculpture representing a blue candy in the colors of the flag of the European Union by French artist Laurence Jenkell is pictured in the park of the castle of La Celle Saint-Cloud, the residence of the French Foreign minister, on April 5, 2016. / AFP PHOTO / Eric FEFERBERG

Bombardées de particules, les oeuvres d’art livrent leurs secrets
L’oeil d’Aglaé, le seul accélérateur de particules au monde dédié au patrimoine culturel, analyse les détails invisibles d’une amphore. photo : V. FOURNIER/C2RMF

Sous le Louvre, à l’abri des regards, le C2RMF est un des laboratoires les plus secrets du ministère de la Culture. Ses instruments high-tech scrutent les plus grands trésors du patrimoine. Visite guidée.

Et en plus, elle respire. Aglaé ne se contente pas de posséder l’oeil le plus acéré de la place parisienne, elle a un coeur. A six pieds sous terre, dans les entrailles du pavillon de Flore, près du Louvre, cet accélérateur de particules -le seul au monde dédié à l’étude du patrimoine- émet un souffle rauque et continu.

Source :  lexpress.fr


 

Œuvre de Léonard Foujita, Le quai aux fleurs, Notre-Dame 1950, Huile sur toile, 38 x 46 cm, signée, datée et titrée.
Impression : héliogravure

C’est sous l’initiative d’André Malraux, en 1961, que La Poste lance « la série artistique ». Tous les domaines artistiques sont abordés au fil des années, et en 2018 c’est au tour de Léonard Tsuguharu Foujita d’entrer au panthéon de cette série.

Ce Quai aux fleurs, Notre Dame fut peint par l’artiste en 1950, année de son retour à Paris avec sa femme Kimiyo. Foujita a ensuite fait don de cette œuvre au Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou en 1951.

Mieux connaitre Foujita (wiki) :

Tsugouharu Foujita ou Tsuguharu Fujita (藤田 嗣治, Fujita Tsuguharu?), connu aussi sous son simple nom de famille, Foujita, ou sous le nom adopté à la fin de sa vie, Léonard Foujita, est un peintre, dessinateur et graveur français d’origine japonaise, également illustrateur, céramiste, photographe, cinéaste et styliste, né le à Tokyo (Japon), et mort le à Zurich (Suisse).

Source :  fondation-foujita.org


Trois stations du métro moscovite entrent au patrimoine culturel régional

Les stations de métro Biélorouskaïa, Kievskaïa et Komsomolskaïa, à Moscou, ont été ajoutées au registre du patrimoine culturel régional, annonce la mairie sur son site officiel. Désormais, 15 stations du métro de Moscou font partie du patrimoine architectural protégé.

Source : lecourrierderussie.com


Musée. Pont-Aven, premier pôle breton

2018 marquera le « retour » du Talisman de Sérusier à Pont-Aven. Mais, d’ici là, nous aurons des nouveautés à présenter, à commencer par les 22 tableaux de la collection d’Alexandre Mouradian, à partir du 2 février, suivie d’une autre exposition temporaire sur le mouvement Cobra. Au musée de la Pêche, ce sera l‘Hémérica, bateau de pêche visitable qui sera mis en valeur grâce au travail de lumières de l’artiste douarneniste Yann Kersalé.

source : ouest-france.fr


Les musées comme producteurs de savoirs

Chacun le sait. Les musées sont détenteurs d’un important réservoir d’oeuvres, entretenues régulièrement ou « mises en quarantaine » ou tout simplement « abandonnées. 

La plupart des grandes expositions d’art (contemporain, …) implique désormais de se confronter à une avalanche de matériaux imprimés sous vitrine, de photographies documentaires, de notes, rapports, études, ou plans. Chercher, classer, éditer, commenter, copier, réorganiser et exposer des matériaux d’archives sont des gestes qui font aujourd’hui partie du vocabulaire artistique, au même titre que peindre, filmer, ou tailler un morceau de bois: l’artiste-archiviste est devenu un personnage à part entière de la comédie de l’art contemporain.

L’enjeu est culturel, mais également politique. Les musées représentent des marques. Pour les grandes institutions, il s’agit de mieux valoriser leurs archives.  Cette démarche fait dorénavant partie d’une tendance large.

Exposer des archives, c’est en effet rendre visibles les stratégies historiques d’une institution, les conditions d’acquisition des œuvres, de réalisation des expositions, ou encore les intentions des artistes. Bref c’est mettre en lumière les processus collectifs de production de l’art, plus que les objets finis et autonomes, pour faire de la visite de l’exposition un moment d’expérience esthétique, mais aussi d’apprentissage.

Source : letemps.ch


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2017-12 L’Art contemporain africain, de plus en plus coté

Publié chaque année depuis 2015, le rapport Africa Art Market fournit une liste très attendue des 100 créateurs africains les plus cotés sur le marché de l’art contemporain. Il fait aussi l’état des lieux du marché de l’art, chiffres à l’appui, contribuant à asseoir des cotes internationales non plus sur le « ouï-dire », mais une série de données factuelles utiles aux collectionneurs ainsi qu’à l’essor et la professionnalisation de ce marché.

La Sud-Africaine Marlene Dumas (en haut à droite) est une des artistes africaines les mieux cotées ces dernières années. Sa «Night nurse» est l’oeuvre africaine qui s’est vendue au plus fort prix en 2016. Stedelijk Museum

source : rfi.fr

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2017-06 Journée du patrimoine mondial africain

musée national de kinshasa

Dans le cadre de la célébration de la deuxième édition de la Journée du patrimoine mondial africain, célébrée le 05 mai de chaque année, l’Institut de Musées Nationaux du Congo a organisé en partenariat avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, avec l’appui de l’UNESCO, une matinée d’information et d’échanges sur le thème : « Equilibre entre conservation et développement durable ». Cette célébration qui a eu lieu le 25 mai 2017 sur le site historique de Mont-Ngaliema » (anciennement « Mont-Stanley »), a coïncidé avec la commémoration de la « Journée de l’Afrique », l’anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine, aujourd’hui « Union Africaine ».

Concernant l’inscription des biens culturels sur la liste du patrimoine mondial, l’intervenant a indiqué qu’une commission de classement a été mise en place pour statuer sur les différents biens culturels et naturels à protéger, et la liste indicative serait actualisée prochainement pour permettre la constitution de dossier de candidature d’un ou de plusieurs biens culturels déjà identifiés.

Source : Unesco