Archives du mot-clé abstraction géométrique

2019-01 « J’accepte une œuvre telle qu’elle m’est donnée » (Denise René)

exposition ‘le-mouvement’ à la galerie Denise-René – rue de la Boétie – Paris – 1955 (www.grandpalais.fr)

Femme de gauche, signataire du manifeste des 121, Denise René ouvre sa galerie qu’elle met au service tout d’abord de l’art abstrait en 1945, après avoir rencontré au Flore Victor Vasarely. Son aventure est sans équivalent, fondée sur la présentation des pionniers de l’abstraction du XX° siècle, sur la défense des plus grands artistes de l’art géométrique et de l’art cinétique de l’après-guerre. Son exposition « Le Mouvement » en avril 1955 qui a réuni les fondateurs de l’art en mouvement (Calder, Duchamp) et les artistes de la nouvelle génération (Agam, Soto, Tinguely) fait partie désormais de l’histoire de l’art du XX° siècle.

Denise René parle des œuvres d’art qui lui plaisent et tente de définir les raisons qui font qu’une œuvre l’intéresse ou non. « C’est indéfinissable. C’est un ensemble. C’est un apport de forces et de sensibilités mêlées. Elle doit apportée un univers nouveau, de l’inattendu, et de l’émotion« , estime-t-elle. Elle renchérit, « la qualité c’est aussi quelque chose de très indéfinissable« .

Et de mentionner ….

En France, il y a toujours eu un très grand refus de l’avant-garde. C’est une tradition, on pourrait dire !

Dans le milieu de l’art, on ne discute plus de la figuration ou non-figuration, de la place de l’abstraction. Elle existe, elle est totale. C’est parallèle à la figuration. Pour moi, c’est une grande ouverture sans fin et le cinétisme l’élargit.

Je ne cherche pas comment l’œuvre est faite, je l’accepte telle qu’elle m’est donnée, si elle est bonne, si elle est valable, si je l’accepte en tant qu’œuvre de qualité. Mais le système ne m’intéresse pas du tout.


Sources : Galerie Denis RenéFrance Culture  ;  Denise René, l’abstraction perd sa reine  ;  Wikipédia


Permalien : https://wp.me/p5riis-NC

Publicités