Archives pour la catégorie Non classé

Tbilissi – Narikala — Globe-T.

Globe-T. @ Tbilissi (Géorgie). Construite au IVe siècle, la forteresse de Narikala se compose de deux enceintes fortifiées sur une colline escarpée entre les bains sulfureux et le jardin botanique de Tbilissi. Globe-T. @ Tbilisi (Georgia). Established in the 4th century, Narikala fortress consists of two walled sections on a steep hill between Tbilisi’s […]

via Tbilissi – Narikala — Globe-T.

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2016-08 Marseille se prépare à ‘Manifesta’

Depuis sa première édition en 1996 à Rotterdam, Manifesta est organisée tous les deux ans dans une ville européenne différente. L’édition 2016 se tient jusqu’au 18 septembre à Zurich en Suisse, et l’édition 2018 est prévue à Palerme, en Sicile. Marseille sera la première ville française à accueillir l’événement (en 2020).

Après la vague de 2013 Capitale européenne de la Culture, la Ville s’était portée officiellement candidate à l’organisation de la 13e édition de Manifesta en octobre 2015. Et avait vu son dossier accueilli avec succès deux mois plus tard.

Pour les non initiés, cette manifestation a l’ambition de se hisser à la hauteur de la très courue Biennale de Venise ou de la prestigieuse Documenta de Kassel, deux rendez-vous de référence, eu égard à l’originalité des propositions artistiques qui tentent ici d’aborder tous les champs de la création contemporaine.

Sources : lemonde.fr ; laprovence.com

Biblio : Biennale de Venise (wikipédia) ; La Biennale ; lesechos.fr ; telerama.fr

2016-08 La Bourse de commerce transformée en fondation d’art

Approuvé au Conseil de Paris début Juillet, l’accord entre Anne Hidalgo, maire de Paris, et l’homme d’affaires François Pinault va se concrétiser. La Bourse de commerce va bien abriter un musée d’art contemporain.

François Pinault présentera une partie de sa collection dans les 4000 m2 d’exposition de la Bourse de commerce, propriété de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) qui l’avait achetée en 1949 au préfet de la Seine pour un franc symbolique. La municipalité va donc racheter 63 millions d’euros l’édifice (dont la rotonde est classée aux monuments historiques) à la CCI. En échange, elle va céder pour 35 millions d’euros un immeuble au 11, rue Jouhaux (10e arrondissement) à la Chambre qui y installera ses bureaux.

Source : Affiches Parisiennes

2016-07 Numériser le patrimoine culturel

Quel avenir pour les danses et musiques traditionnelles, les arts du spectacle, les pratiques sociales ou rituelles, bref tout ce qui fait la culture des communautés ? Pour éviter leur disparition, un projet de recherche européen mené notamment à Thessalonique en Grèce établit une base de données du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le patrimoine culturel de l’humanité ne se limite pas aux monuments, à l’architecture et à des collections d’oeuvres. Il est aussi immatériel. Or les formes d’art populaire transmises souvent oralement, de génération en génération, comme les danses traditionnelles, les musiques folklorique ou l’artisanat traditionnel, sont particulièrement difficiles à documenter et à étudier. Pour y remédier et mieux prévenir leur disparition, un projet de recherche européen baptisé I-Treasures est en train d‘établir une base de données entièrement dédiée aux trésors du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Des archives numériques du patrimoine immatériel sont non seulement utiles au monde universitaire et à l’enseignement, mais aussi à l‘économie. Des initiatives commerciales peuvent en découler.

Source :  Euronews

 

2016-01 Marché de l’Art et Écosystème culturel

Marché de l’Art… ralentissement en 2015 !

« Les collectionneurs s’assagissent », titre lemonde.fr dans sa tribune du 29 janvier.

Les records masquent une réalité : le marché de l’art s’est assagi en 2015. Et, même s’il n’y a pas péril en la demeure, il pourrait se tasser davantage en 2016.

Dans certains domaines, comme celui des tableaux anciens, c’est le calme plat. « Le marché s’est rétréci, admet le courtier Nicolas Joly. Il n’y a pas de nouveaux acheteurs et il y a une difficulté à trouver des œuvres importantes qui correspondraient au goût d’aujourd’hui, porté vers des sujets soit iconiques soit atypiques. »

Quand la Chine tousse, le marché de l’art tremble… titre également un article paru sur le site de Economie matin. Le produit des adjudications de ventes aux enchères en Chine a diminué de 30 % au premier trimestre 2015.

Pour autant, est-ce un signe de désaffection culturelle ?  Non, mais une alerte…

  • au plan économique et au plan marchand avec pour conséquences un affaiblissement de l’entrepreneuriat culturel (innovation, créativité, diversité…) et un impact économique d’ensemble (dynamique, évolution…)
  • au plan social (lien, partage, lieux, groupes…), voire au plan sociétal (identité au sens large, identité culturelle locale, patrimoine, éducation, traditions…) en ne répondant que partiellement aux attentes sociales et culturelles largement acceptées.

… nous citerons le récent tweet d’Alain Juppé « La culture doit être au cœur du projet politique national et européen car elle construit nos identités. C’est notre bien commun. »

L’écosystème artistique/culturel
photo Pixabay
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L’art au sens large, la création et l’écosystème culturel (activités artistiques, rencontres, expositions, pratiques des arts, centres d’art, associations, collectifs, mouvements, Centres d’art et de culture, académies, lieux culturels, espaces culturels....) agissent comme un lien social et sont source de développement économique. Ce qui, assurément, est compris par grand nombre de villes et/ou de métropoles. L’art et la culture sont sont essentiels à l’identité des villes.  (lire notre post sur Art, Culture et Diversité, le Monde des affaires et le Monde de l’art)

Spécialiste des villes, le professeur Richard Florida,  est connu, entre autres, pour son travail sur la « classe créative ».

L’étude en question, qui l’intéresse d’autant plus qu’elle semble confirmer ses thèses, porte sur l’évolution de 350 villes étasuniennes entre 2000 et 2010. Elle établit un rapport chiffré entre la présence de compagnies de musique ou de danse et la capacité d’attirer les travailleurs de la connaissance, de les héberger et de les nourrir. Celles qui ont une compagnie de musique, opéra ou danse dotée d’un budget de plus de 2 millions de dollars par an ont augmenté de 1,1 % le nombre d’emplois de ce type. La croissance est de 1,5 % pour celles qui en ont deux et de 2,2 % pour celles qui en ont trois.

photo Pixabay
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L’objectif, pour les villes, semble souvent celui que résume Florida en conclusion de son article : « L’étude fournit des preuves claires qu’arts et culture contribuent vraiment à la capacité de toutes les villes, petites ou grandes, d’attirer les talents et développer leurs économies. »

La ville de Berlin est, à ce titre, souvent présentée comme un exemple de diversité culturelle… et de dynamisme. New York, Paris,  Mexico, Johannesburg et Bristol sont également citées.

Question posée … quel sera le budget consacré à la culture ? Les crédits consacrés par l’Etat à la Culture augmenteront l’an prochain de 2,7 %, a annoncé Fleur Pellerin le 30 septembre 2015… et confirmé par le Projet de loi de finances 2016, avec notamment des actions de démocratisation culturelle.

En 2016, le budget du ministère de la Culture et de la Communication, en hausse de 2,9%, dépasse à nouveau la barre symbolique des 1% du budget de l’État. « Avec ces moyens nouveaux, a commenté Fleur Pellerin le 20 janvier, nous pourrons faire de la culture ce lieu qui rassemble et ce lien qui libère », est précisé sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication.

L’entrepreneuriat culturel
En 2011, les secteurs culturels emploient, à titre principal, 2,6 % de l’ensemble des actifs en emploi en France métropolitaine
À la fin de l’année 2011, 131 000 non-salariés [indépendants] œuvrent dans la création artistique et sa diffusion, dans l’audiovisuel et le multimédia, l’architecture, l’enseignement artistique amateur ou encore les agences de publicité. 7% travaille dans le Spectacle vivant, 30% dans les Arts visuels [Arts plastiques, Autre création artistique,  Activités photographiques, Activités spécialisées de design].
Dans ces secteurs culturels, plus d’un quart des actifs en emploi sont indépendants : c’est près de trois fois plus que dans l’ensemble de la population active occupée. Le non-salariat y est à la fois plus féminin, plus jeune et plus parisien que la moyenne. Il relève, pour une part croissante, de auto-entrepreneuriat,témoignant de l’intérêt suscité dans ces activités par la création de ce régime.
En 2012, l’Agessa recense 24 630 artistes (dont 44% de femmes) affiliés à la Maison des Artistes .
La dynamique culturelle
Le nombre d’associations culturelles est estimé à environ 260 000, soit 20 % du nombre total d’associations. 30 000 associations culturelles sont employeuses (83 700 emplois équivalent temps plein en 2005; 141 000 en 2014).
photo Pixabay
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Au cours des années 1990, les adhésions ont nettement progressé dans les associations culturelles (ou sportives), au détriment d’autres associations comme par exemple les associations de défense de droits ou d’intérêts. La situation est toutefois devenue plus stable.

En 2013, les associations de pratiques culturelles (ou sportives) enregistrent les taux d’adhésion les plus élevés (24 %). Les seniors y sont particulièrement bien représentés.

Si le financement des associations est très différent d’un secteur à l’autre, des tendances globales peuvent néanmoins être dessinées, constate le Collectif des Associations Citoyennes. Depuis 7 ans, le recours aux appels d’offres a considérablement augmenté de même que la participation des usagers. A l’inverse la subvention et le mécénat sont en baisse et sont concentrés au sein d’une minorité d’associations. L’application de la rigueur et de l’austérité montre que les associations sont considérées comme une des premières variables d’ajustement des collectivités publiques. Toutefois, cette diminution est loin d’être uniforme selon les territoires et l’impact des restrictions budgétaires sur la vie associative reste difficile à apprécier.
L’enjeu est de permettre aux associations de contribuer à la construction d’une société à finalité humaine (solidaire, durable et participative) à l’échelon local, national et européen.

 

Source :

Quand les villes se dopent à la culture (lemonde.fr)

Les non-salariés dans les activités culturelles (Insee)

Dossier de presse (Collectif des Associations Citoyennes)

 

photo Pixabay
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