2018-05 Biennale de Dakar

A Dakar, l’art contemporain africain se met à « l’heure rouge »

Pendant un mois, la biennale Dak’Art, placée cette année sous le sceau d’Aimé Césaire, s’installe dans divers lieux de la capitale sénégalaise.

Citons Baidy Agne ( Président du Comité d’orientation) 

« L’Heure Rouge », ce thème de l’édition 2018 de la Biennale de Dakar emprunté à Aimé Césaire est perçu comme « le moment de l’accomplissement ».  L’éveil des consciences nous ouvre la voie d’une nouvelle ère où l’individu repense son rapport à autrui et comment réarticuler sa présence au monde.

Une Afrique nouvelle, l’Afrique la réclame.

Arts et Savoirs, Arts et Histoires, Arts et Institutions, Arts et Argent : Interrogeons-nous dans le cadre des rencontres et échanges !

Oui, faisons de DAK’ART 2018 cette capitale de la réflexion stratégique et du développement des productions artistiques du Continent.  Je dirais : amorçons ensemble un nouveau tournant de notre Histoire.

Cette 13ème édition sera marquée par une innovation majeure avec l’ouverture du Pavillon Sénégal.

DAK’ART 2018 est aussi ouverte à notre Jeunesse. Nous l’invitons à exposer ses talents dans les sites et espaces d’éveil dédiés au niveau des Communes.

Et d’ajouter,  le regard de Simon Njami, directeur artistique

« L’Afrique est une formidable métaphore pour dire le monde. Et Dakar représente le lieu de rendez-vous privilégié pour nouer un dialogue polysémique. Elle nous dit l’Humanité, non seulement dans sa composante africaine, mais également dans sa traduction la plus large, la plus universelle. L’art est, sans doute, le domaine à travers lequel peuvent se dire des choses qui vont bien au-delà des limites imposées par le langage. De l’Asie à l’Amérique, en passant par les Caraïbes et l’Europe, cette treizième édition de Dak’art est là pour confirmer qu’à ce fameux «rendez-vous du donner et du recevoir», l’Afrique ne vient pas les mains vides. »

Simon Njami est un écrivain, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art camerounais.



Une morosité artistique au Sénégal  ?

Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique), tempère cette exaltation et s’inquiète pour la pérennité de l’événement dans un pays où la culture est devenue une « variable d’ajustement » budgétaire.

Jeudi 3 mai s’ouvre l’édition 2018 de la Biennale de Dakar, appelée aussi Dak’Art, une constante dans le calendrier culturel sénégalais qu’il faut préserver. Car Dak’Art n’est pas seulement un rendez-vous de la création contemporaine africaine, c’est aussi un levier d’expression politique qui rend compte de l’intensité des débats sur le continent. A coté des intellectuels, les artistes sont en effet les principaux observateurs de nos sociétés, les témoins de leurs changements et les prescripteurs des prochaines utopies.

Hamidou Anne est un consultant en communication institutionnelle sénégalais qui vit à Dakar. Il est également coauteur de l’ouvrage collectif Politisez-vous !


La Tunisie, pays invité d’honneur

Pays invité d’honneur de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’Art), la Tunisie présentera une exposition sous le thème « Tenir la route » avec 15 artistes.


Sources documentaires


Permalien :  https://wp.me/p5riis-Ed

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